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Caran d’Ache, mines d’art

De Picasso à Pef, en passant par Miró et Karl Lagerfeld, tous plébiscitent les crayons colorés de Caran d’Ache, maison suisse fraîchement centenaire.

Le secret le mieux gardé de Genève ? Loin des banques à gros sous, le savoir-faire d’une manufacture résiste ardemment à la délocalisation de ses crayons. A quelques centaines de mètres de la frontière française, ses bâtiments s’imbriquent comme des cubes au milieu d’un parking. Une fois passé la porte, c’est une autre histoire. Plaquée aux murs et placée sous vitrines, une collection de boîtes métalliques rutilantes dessine les courbes et les saillies du massif du Jura. Dans la région, tout le monde y va de son anecdote sur l’origine de ce nom. Karandash, « crayon » en russe, surnom du caricaturiste français Emmanuel Poiré (1858-1909) ou mot doux prononcé un jour par la maîtresse de l’un des fondateurs ? Peu importe. Près de 300 personnes participent avec discrétion au succès de la maison Caran d’Ache, née en 1915. Recherche, fabrication, emballage, tout est fait sur place… Suite

Texte. Gentiane Lenhard pour Le Parisien Magazine.

Compagnie de Travaux Subaquatiques

Une équipe de scaphandriers de l’entreprise CTS (Compagnie de Travaux Subaquatiques) travaille sur un chantier en assainissement au centre de traitement des eaux Sequaris de Valenton (Val-de-Marne).

CTS

Mise à l’eau du scaphandrier dans un bassin d’eaux usées. Une équipe technique accompagne le plongeur, l’assiste et garde un contact radio.


CTS

Le scaphandrier descend dans un milieu insalubre où il ne voit rien à 1 mètre et où le courant peut être très important. Un câble lui assure le retour.


CTS

Rinçage de la combinaison après la plongée. le second plongeur de sécurité n’aura pas à descendre cette fois et aide son collègue.

La laine du Boischaut

Dans le centre de la France, une chaîne courte de production a été mise en place pour créer une laine à tricoter naturelle et de qualité : la laine du Boischaut.
Issue d’un élevage de mouton dans le Cher, la laine est lavée dans l’Allier voisin puis filée en Creuse. Un triangle d’or sur trois départements qui permet de valoriser un produit en milieu rural sur un périmètre restreint.

La laine du Boischaut

Un élevage mené en agriculture biologique

L’élevage de moutons qui fournit la laine est implanté à la ferme de Maison Rouge, à Vesdun, petit village du Boischaut. Au coeur d’un paysage de bocage, Jean Paul Chauvelot élève un troupeau de 400 brebis charollaises en agriculture biologique. La viande est la première activité de cet agriculteur, la laine vient en appoint.

Une laine de moins en moins rentable

Chaque année, Jean Paul fait tondre ses moutons et revend la laine à un grossiste. En 2008, l’éleveur s’inquiète de la chute du cours de la laine, le prix au kilo (35 centimes à l’époque) ne permettant même pas de récupérer le coût de la tonte (environ un euros cinquante par tête pour 2 kilos de laine en moyenne). Claire Salin, sa belle-fille, va alors avoir l’idée de valoriser elle-même ce produit.

La laine du Boischaut
 
L’idée de la valorisation

Issue de l’école Boulle, cette jeune femme a créé à Vesdun la « Manufacture », un atelier de création en mobilier et sculpture. Elle s’intéresse à ce nouveau matériau et comprend très vite l’intérêt de proposer une laine « de pays », produite dans des conditions respectueuses de l’environnement. Elle propose à Jean Paul de trier sa laine et de lui en racheter une petite quantité de la meilleure qualité possible, le reste partant chez le grossiste. Elle suit en compagnie de Jean Paul une formation pour apprendre à trier la laine et appréhender les techniques d’élevages adaptés à cette production grâce à une association basée dans le Limousin.

La tonte des moutons

La tonte des brebis a lieu début juillet tandis que les agneaux sont tondus en fin d’été. Une brebis de 60 kilos tondue donne 2 kilos de laine en moyenne. Le tondeur porte des chaussons adaptés. Il tond environ 150 moutons par jour à l’aide d’une tondeuse électrique et est payé un euro cinquante par tête. Il peut blesser l’animal avec son appareil et doit donc être très précis. Au terme des tontes, la laine sélectionnée représente en moyenne 200 kilos sur l’année.

L’étape cruciale du tri

L’étape du tri est cruciale pour obtenir un produit intéressant. Lors de la tonte, la laine est triée afin de ne conserver que la meilleure qualité. Trop fin, le fil manque de résistance. Pas assez fin, il manque de douceur. Seul un œil averti peut dissocier les qualités de fil. La couleur est aussi très importante, il faut que la laine ne soit pas trop jaune. Durant la tonte des moutons, Claire installe les toisons sur une table de tri et les inspecte. Elle sélectionne la meilleure laine, qui lui garantira un bon résultat une fois lavée et filée.

Laine du Boischaut
 

L’une des dernières entreprises de lavage de laine en France

Une fois triée, cette laine est rangée dans des ballots afin d’être acheminée à Souvigny, près de Moulins dans l’Allier, pour être lavée par l’entreprise « Lavage de laine de Souvigny », une des toutes dernières entreprises de lavage de laine en France. Cette structure permet de laver des lots de petites quantités. Le lavage se fait sans produit chimique, à l’eau chaude avec un savon biodégradable dans des machines vieilles d’un demi-siècle. Naturellement grasses, les toisons retiennent poussières et débris végétaux. La laine brute est lavée en cinq phases : le trempage, le dégraissage, le lavage, le rinçage puis le sèchage. Une fois débarrassée du suint des moutons et des crasses, la laine est compactée et conduite à Rougnat dans la Creuse pour y être filée. 200 kilos de laine tondue donnent 100 kilos de laine lavée.

Laine du Boischaut
 
La filature de Rougnat

La Creuse est un département dans lequel la tradition de la production de laine est encore vive. La filature Fonty en est l’une des représentantes. Sensible aux initiatives locales, l’entreprise favorise l’utilisation des matières naturelles. La laine est décompactée grâce à un sytème à air comprimé puis mélangée à des huiles essentielles et un adoucissant. Aucun additif n’est ajouté lors de la transformation : pas de blanchiment ni de teinture. Elle passe ensuite dans la carde : des tambours garnis de très fines pointes d’acier, tournant à grande vitesse, qui divisent et parallélisent les fibres de laine et retiennent les impuretés végétales. Elle est ensuite filée. L’opération consiste en étirages successifs par les métiers à filer. Le fil subit une torsion et est retordu avec plusieurs autres fils, afin de le rendre plus solide et surtout plus régulier. Assemblé en écheveaux, le fil est alors rangé en pelotes et conditionné. Le résultat se présente sous forme de jolies pelotes de laine de couleur naturelle (à 3 ou 4 fils) de 50 grammes. Les 100 kilos de laine lavés sont ainsi transformés en 1800 pelotes grâce au savoir faire des 18 employés de la filature.

Laine du Boischaut
 
Les pelotes de laine du Boischaut

Les pelotes sont vendues à « la Manufacture », l’atelier de Claire Salin à Vesdun. Claire fabrique même des aiguilles à tricoter en bois pour accompagner ce produit. Elle expose la laine sur les marchés où les adeptes du tricot découvrent cette « laine de pays » de qualité, rustique et non traitée.

Laine du Boischaut
 

Valoriser un produit local avec une filière de qualité

Cette laine du Boischaut est le résultat d’une filière de qualité mise en place par Claire qui souhaitait valoriser un produit dont les cours chutent chaque année. Elle a trouvé des entreprises à l’écoute de sa demande, permettant cette production locale en petite quantité mais de qualité et née en milieu rural. Toutes les opérations ont lieu à moins de 80 kilomètres de Vesdun. Claire achète deux euros le kilo de laine à Jean-Paul alors que le cours en 2013 est de 80 centimes.

L’éleveur Jean Paul Chauvelot est donc très satisfait de cette nouvelle façon de valoriser la laine de ses moutons et voit dans cette laine du Boischaut « un bel exemple de ce que devrait être l’agriculture aujourd’hui en France : une agriculture paysanne, à échelle humaine, qui s’adapte et s’intègre dans l’espace et la société de manière pérenne à la différence de l’agriculture dite productiviste. »

L’industrie du verre

Arc International est une société française de production de produits arts de la table, située à Arques (Pas-de-Calais). Cette société fabrique du verre en utilisant trois procédés techniques : le pressé, le soufflé et le centrifugé. Le verre naît de la fusion à plus de 1300° C d’un mélange de sable, de soude, de chaux, et de groisil (verre concassé).

Arc International

Arc International

Arc International

Arc International