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Meikon, le caisson étanche made in China

Photographe pratiquant la plongée en apnée, je souhaitais depuis longtemps acquérir un caisson étanche pour mon appareil photo. Malheureusement, l’investissement financier est très conséquent (entre 2000 et 6000 euros). Trop peu de constructeurs sont présents sur ce marché de niche où la qualité de fabrication doit être exemplaire sous peine de noyer son boîtier. Le caisson est conçu pour donner accès à la plupart des commandes de l’appareil. Il ne peut donc s’adapter qu’à un seul type de boîtier et rend plus difficile les changements de matériel. Il est d’ailleurs souvent disponible plusieurs mois après la sortie d’un nouvel appareil, le temps que le constructeur étudie l’ergonomie, adapte son caisson et lance la production.

Les limites des housses étanches

Ces différentes problématiques m’ont longtemps convaincu d’utiliser des housses étanche pour photographier sous l’eau. Différentes sociétés comme Aquapac, Dicapac, Outex proposent une sélection complète d’étuis souples et étanches adaptés à la plupart des appareils du marché, du compact au reflex professionnel avec ou sans flash cobra. Elles représentent un excellent choix pour la protection du matériel en cas de fortes intempéries ou pour des immersions type snorkeling. J’avais fait le choix de la marque Ewa-Marine qui est réputée dans ce secteur. Beaucoup plus abordables qu’un caisson dédié (moins de 300 euros), ces housses ont l’avantage d’être compatibles avec une gamme complète d’appareils (smartphones, compacts, hybrides ou reflex). Permettant d’atteindre une profondeur de 10 à 50 m (en théorie) en fonction des modèles, elles limitent cependant considérablement l’accès aux réglages, nécessitent un usage très soigneux de l’opérateur, sont très sensibles à la condensation et pâtissent d’une flottabilité positive ne facilitant pas la descente.

J’ai réfléchi à l’acquisition d’un caisson Aquatech, une marque de caissons conçus pour la photographie de surf, bien construits, mais donnant peu accès aux commandes de l’appareil et surtout limités à une profondeur de 10 mètres. Présents au Salon de la photo, j’ai apprécié leur sérieux et le retour de leurs photographes. Cependant, l’investissement reste très conséquent (2000 euros environ) pour un caisson limité en terme de commandes et qui devra être changé en même temps que le boîtier.

Meikon, made in China

J’ai alors découvert la marque Meikon, une entreprise établie en 2011 à Shenzen, dans la province de Guangdong en Chine, qui fabrique des caissons en polycarbonate pour la plongée sous-marine. On est loin de la finition des caissons vendus par la fameuse enseigne parisienne Photo Denfert mais le prix est beaucoup plus abordable (moins de 800 euros). La marque commence d’ailleurs à développer une belle panoplie d’ accessoires qui pérennisent l’achat en permettant de faire évoluer son caisson à l’image d’Olympus avec sa gamme d’accessoires sous-marins de qualité et inter-compatibles.

J’ai d’abord acheté un caisson Meikon pour mon hybride Sony Nex-6 et celui-ci s’est révélé à l’usage très pratique, compact, léger et efficace. Je l’ai descendu à 20 mètres sans soucis. Convaincu par la marque, j’ai donc décidé d’investir dans leur caisson pour mon boîtier EOS 5D Mk III. Il est donné pour une plongée à 40 mètres maximum, a deux joints toriques d’étanchéité, possède un double système de clapets plastiques et inox pour le fermer et est équipé d’une alerte sonore et d’un voyant rouge en cas d’intrusion d’eau. Une prise flash est présente sur le dessus, deux embases 1/4″ (universelles) en dessous pour monter une platine et le dos est transparent, .

Caisson Meikon

Hublot du caisson Meikon pour Canon EOS 5D Mark III. © Meikon

Une compatibilité avec différents boîtiers et optiques

La marque développe chaque caisson pour un appareil (à bon volume de vente) monté avec l’objectif de base vendu en kit soit le Canon EF 24-105mm f/4L IS USM pour le 5D (les deux versions de cette optique sont compatibles). Il faut d’ailleurs zoomer au minimum à 40mm pour éviter le vignettage. 3 autres objectifs non mentionnés par Meikon rentrent à ma connaissance (parfois en enlevant une bague interne dans le caisson) : le 16-35mm f/4L IS USM utilisé à 35mm, le 100mm f/2.8L Macro IS USM et le 50mm f/1.8 STM (avec un vignettage très important en photographie mais qui disparaît avec en vidéo). Les deux versions du 24-70mm f/2.8L USM n’y rentrent pas par contre. Canon a fait très peu évolué le design et l’ergonomie bien pensée de sa série des 5D. Le caisson Meikon fabriqué pour le 5D Mark III est donc compatible avec les boîtiers 5D Mark IV, le 5DS et le 5DS R.

Caisson Meikon

Arrière du caisson Meikon pour Canon EOS 5D Mark III. © Meikon

Un caisson qui évolue

Ce caisson facilite grandement la prise de vue sous-marine en permettant un accès quasi total aux fonction du boîtier. Il faut être très soigneux, notamment avec les joints pour éviter une infiltration (toujours vérifier leur propreté) mais son utilisation est beaucoup plus sécurisante qu’une housse étanche. La marque est très réactive et semble tester ses produits sérieusement. Le dessin du caisson semble taillé « à la serpe » mais le polycarbonate le rend très léger et facile à transporter. Il n’est pas équipé de dôme mais d’un hublot plan en verre. Le champ angulaire de l’objectif est donc réduit de 25% après passage du hublot sous l’eau. Cette limitation au grand-angle est déjà corrigée par Meikon qui propose une deuxième version de ce caisson mieux dessinée, avec possibilité de dômes permettant une compatibilité avec de très nombreuses optiques dont l’ultra grand angle 14mm f/2.8L II USM. Un meilleur accès au viseur optique et une prise synchro flash viennent compléter cette belle évolution.

Ce caisson Meikon n’a évidemment pas le caractère indestructible d’un caisson aluminium Isotta ou la qualité des lentilles humides Nauticam mais il me paraît très intéressant pour un usage surf, snorkeling, apnée ou plongée sous-marine occasionnel. Le rapport qualité/prix est impressionnant et la marque semble écouter les retours utilisateurs en proposant des nouveautés bien pensées. Un constructeur de ce type manquait vraiment au milieu de la photographie sous-marine et devrait aider à la démocratisation (relative) de cette discipline.

Edit 01/2018 : Photo Denfert distribue finalement les caissons Meikon via leur site internet uniquement.

Arthur Guérin-Boëri

Arthur Guérin-Boëri est champion du monde CMAS d’apnée dynamique sans palmes. Le 09 août 2013 à Kazan, il a nagé sous l’eau durant 3 minutes et 55 secondes parcourant une distance de 200 mètres.

Arthur Guérin-Boëri

Arthur Guérin-Boëri à l’entraînement au centre nautique de Nogent-sur-Marne.

Arthur Guérin-Boëri

Entraînement d’apnée de la ligne compétition du comité départemental du Val-de-Marne en novembre 2013. Arthur enchaîne des longueurs de 50 mètres avec un temps de récupération très court.

Perdre pied

Perdre pied

Pour de nombreuses personnes, l’eau représente un milieu à la fois attirant mais aussi intimidant.

Attirant pour la plupart car le simple fait de parler de cet élément évoque d’agréables moments tels que les barbotages dans la baignoire ou sa première rencontre avec l’océan.
Intimidant pour d’autres parce que l’eau reste un milieu étranger représentant de vrais dangers comme celui de se noyer. Les raisons d’avoir peur dans l’eau sont nombreuses, et appartiennent à l’histoire et à l’expérience de chacun. Chacun ressent « sa » peur, sa peur de ne pas savoir respirer, sa peur de ne pas flotter, sa peur de la grande profondeur…
Cette peur ressentie au contact de l’eau serait un phénomène courant : un Français sur cinq ne se sentirait pas à l’aise dans cet élément. Ils ont une véritable appréhension du milieu aquatique. Plutôt paradoxal alors que les piscines municipales sont de plus en plus nombreuses sur le territoire et s’inscrivent dans le quotidien des gens. Il est fréquent aujourd’hui qu’une première immersion dans une grande étendue d’eau se réalise en piscine, à l’image du succès des bébés nageurs.

C’est dans ces mêmes océans de poche chlorés que certaines personnes décident d’essayer d’apprendre à maîtriser leur peur de l’eau, de se relaxer dans cet élément qui leur paraît parfois si peu naturel. Car même dans ce monde de silence, l’eau crée souvent des surprises.

Perdre pied

Perdre pied

Perdre pied

Perdre pied

Perdre pied

Sous les pavés de la piscine

Un technicien de l’entreprise Cofely vérifie les installations de chauffage et de filtration de l’espace aquatique de Saint-Médard-en-Jalles (Gironde).


La piscine de Saint-Médard-en-Jalles fonctionne avec une chaufferie biomasse et requiert de nombreuses compétences pour les techniciens responsables de site : la biomasse (combustion bois), le gaz qui vient en secours en cas de panne et le solaire qui complète l’installation évitant le rejet de plusieurs centaines de tonnes de CO2 par an.

Les Tumultueuses

Reportage sur une action du collectif féministe des Tumultueuses à la piscine Georges Rigal à Paris.
Une dizaine de militantes ont enlevé le haut de leur maillot de bain puis réalisé quelques longueurs. Elles militent pour l’égalité des sexes, y compris à la piscine, et réclament le droit de se baigner torse nu.

Action des

L’Oeil du Viseur

Interviewé sur l’Oeil du Viseur, je détaille la réalisation de cette image issue de la série « le goût du chlore » et reviens également sur l’équilibre délicat entre l’information et l’esthétisation, le « droit à l’image », le corporate et les problèmes de déontologie qui en découlent…

Le goût du chlore