Archives par étiquette : Marque

Visite privée dans la cité du Jeans Jules

Bienvenue à Amsterdam, nouvelle cité du jean ! Au Blue Lab, des spécialistes réinventent la mythique toile bleue. Parmi eux, Guislain Dumont, « monsieur pantalon » de la marque Jules.

Vous croyez que le jean est originaire des Etats-Unis ? Raté ! La toile naît à Gênes, en Italie, puis s’exporte et se modernise à Nîmes. Depuis 2009, c’est dans un ancien hangar à tramway du quartier Oud-West d’Amsterdam, aux Pays-Bas, que se construit la « Denim City ». Dehors, le temps est peu clément. A l’intérieur, sous les verrières monumentales, les rouleaux de toile colorent les murs clairs. Du bleu brut, du ciel, de l’uniforme, du grisé, du bien épais, du presque voile… du jean dans tous ses états. Dans cette maison du denim, étudiants, industriels et créatifs de griffes comme Jules, Pepe Jeans, Tommy Hilfiger ou Calvin Klein se croisent. Au sein du Blue Lab, tous planchent sur les incessants liftings de cet indémodable.
Les toiles sont teintes, lacérées…

Car, pour rester dans le vent, le jean se plie aux expérimentations les plus folles. Chaque saison voit fleurir de nouveaux modèles, plus légers ou plus bruts, totalement élastiques, aussi doux que des joggings. Les toiles sont passées à la loupe, malmenées, teintes, lacérées… Jules, la marque française à petits prix réservée aux hommes, en a même fait son cheval de bataille, sous l’impulsion de Guislain Dumont, 39 ans, responsable des collections des pantalons en jean.
Un jean, c’est 8 kilomètres de fil ! Suite

Texte. Gentiane Lenhard pour Le Parisien Magazine.

Lunettes Sensee, made in France

Marc Simoncini (52 ans), le créateur du site de rencontres Meetic, a de la suite dans les idées. Excédé par les tarifs appliqués par les professionnels de l’optique – 200 euros en moyenne pour une monture –, il décide en 2011 de créer Sensee et revend des paires de lunettes à prix mini sur Internet.
Après quatre années peu concluantes, le fondateur revoit sa copie. En novembre 2015, il se lance dans la fabrication, en France, de modèles propres à la marque, disponibles sur Internet. Nouveauté : les Sensee sont aussi vendues dans deux boutiques, l’une à Paris, l’autre à Marseille. Au prix unique de 49 euros ! Sa méthode : supprimer les intermédiaires, simplifier la distribution, réduire ses marges et fabriquer en France. C’est à Oyonnax (Ain), capitale de la lunette, que se trouve l’atelier de fabrication.

Thyra-Fiordalice Eschasseriaux, 40 ans, assure la partie créative. Après une formation de modiste, la directrice artistique dessine des chapeaux pendant plusieurs années, avant de travailler sur les montures de marques comme Michel Klein. « Les chapeaux et les lunettes sont deux types d’accessoires pour le visage, qui doivent être adaptés et confortables. Les lunettes sont comme des sculptures, il faut trouver la bonne harmonie », confie la créatrice. Pour Sensee, le brief est simple : dessiner des modèles intemporels déclinés en six familles dont, par exemple, les Classiques, les Papillons ou encore les Pilotes. Plusieurs fois par mois, la directrice artistique se rend à Oyonnax pour finaliser ses modèles avec les artisans. Suite

Texte. Airy Aubry pour Le Parisien Magazine.

Vuarnet, lunettes visionnaires

Vuarnet est la seule marque française à fabriquer ses verres solaires dans son propre atelier. Un savoir-faire sur lequel elle a construit une solide renommée.

En 1960, le skieur français Jean Vuarnet remporte une médaille d’or aux Jeux olympiques de Squaw Valley, aux Etats-Unis. Il s’affiche avec des lunettes aux verres miroitants. La paire lui a été offerte par l’opticien Roger Pouilloux, qui a créé ses premiers modèles trois ans plus tôt. Face au succès rencontré, le champion accepte de donner son nom à la marque. Les lunettes, initialement taillées pour la montagne, séduisent vite les citadins, conquis par la qualité de leurs verres. Ces derniers sont toujours produits en France, dans une usine de 1 500 mètres carrés située à Meaux (Seine-et-Marne). Dix personnes y travaillent, sous la houlette de Thierry Bouché, 49 ans.

Alors que 90 % des fabricants utilisent un verre solaire organique (en plastique), Vuarnet se sert uniquement d’un verre minéral (composé notamment de silice et autres oxydes), au coût de production 30 fois plus élevé et aux propriétés incomparables : parfaite restitution des couleurs, résistance à la distorsion et aux rayures… De quoi faire toute la différence. « Le verre minéral est à l’optique ce que le diamant est à la joaillerie », lance Thierry Bouché. Sa fabrication nécessite une dizaine d’étapes. A l’état brut, ces verres se présentent sous forme de palets de 3 millimètres d’épaisseur, pour n’en faire que 1,8 une fois polis. Ils sont ensuite trempés dans un bain de nitrate de potassium à 460 °C. Une étape clé qui dure seize heures. Suite

Texte. Airy Aubry pour Le Parisien Magazine.

Le fuseau remonte la pente

Créée en 1952, Fusalp, la marque savoyarde de vêtements de ski haut de gamme, s’est relancée sous l’impulsion de sa nouvelle directrice artistique, Mathilde Lacoste.

C’est dans un showroom flambant neuf du 10e arrondissement parisien que Mathilde Lacoste, 46 ans, planche sur le renouveau des lignes Fusalp consacrées au ski. Avec son mari Philippe, l’un des héritiers de la célèbre marque au crocodile, ils cèdent en 2012 leurs parts de la société Lacoste au groupe suisse Maus Frères. « Après vingt ans en tant que responsable du développement, je souhaitais trouver, avec mon mari, une marque française à relancer. Après quelques mois de recherche, Fusalp est devenu une évidence. » En 2014, le couple rachète la maison. Depuis, tous deux travaillent à sa renaissance. Suite

Texte. Airy Aubry pour Le Parisien Magazine.

Roseanna, en voilà des matières !

Depuis huit ans, Anne-Fleur Broudehoux et Roxane Thiéry imaginent une mode urbaine en mariant étoffes traditionnelles et textiles innovants.

Complices, Roxane Thiéry et Anne-Fleur Broudehoux, toutes deux 35 ans, inspectent les prototypes de la collection de l’hiver 2016 dans le grand appartement ensoleillé du 10e arrondissement de Paris qui abrite le studio, l’atelier et l’espace d’exposition de leur griffe, Roseanna. Originaires du Nord de la France, c’est lors « de vacances passées sur le littoral du Sud » que les deux amies font connaissance, il y a vingt ans. Quelques années après, Roxane est membre du studio de l’enseigne de prêt-à-porter Ba&sh et Anne-Fleur travaille au développement commercial de la maison de couture italienne Alberta Ferretti. Fortes de leurs expériences complémentaires, elles créent Roseanna, en accolant leurs deux surnoms. Huit ans plus tard, leur parcours est bluffant : 120 points de vente dans le monde (dont les grands magasins Le Bon Marché et Le Printemps) et de nombreuses comédiennes et musiciennes fans de leurs collections. Leur secret ? Tirer parti de leurs différences… Suite

Texte. Hélène Brunet-Rivaillon pour le Parisien Magazine

Ventilo, un vent de Californie

En ce matin d’hiver, Paris est drapé dans les derniers frimas ; mais au studio de création Ventilo, l’équipe est plongée dans l’été californien. Suspendus le long d’un mur bleu Klein, les hauts à motifs tropicaux, les cardigans orange et les robes rouges de la collection printemps-été constituent le colorama d’un coucher de soleil sur l’océan. L’effet carte postale est immédiat ! On s’imagine transportés sur la célèbre plage de Venice Beach (Los Angeles), contemplant les rouleaux du Pacifique se cassant sur le sable chaud… Suite

Texte. Hélène Brunet-Rivaillon pour le Parisien Magazine

Lorina, la limonade de Moselle

Lorina est une marque de limonade et de boissons aux fruits gazeuses artisanales. La marque appartient aux établissements Geyer Frères dont le site de fabrication est situé dans le village de Munster, en Moselle depuis 1895. Les produits Lorina sont aujourd’hui commercialisés dans près de quarante pays, principalement en Europe, en Asie et en Amérique.

Balibaris, de films en aiguilles

A la tête de Balibaris, Paul Szczerba et Lisa Astorino s’inspirent des classiques du cinéma pour créer des vêtements masculins modernes et abordables.

A la table de leur bureau de style, dans des locaux fraîchement rénovés à deux pas de la place de la Concorde, à Paris, Paul Szczerba (28 ans) et Lisa Astorino (51 ans) font le point sur la collection de l’été 2015. Paul a créé Balibaris fin 2010, quelques mois après avoir obtenu son diplôme d’HEC, et dirige aujourd’hui une équipe de quatorze personnes. Lisa est directrice artistique de la griffe. Auparavant, elle a travaillé pour Saint Laurent, Emmanuelle Khanh ou encore Zadig & Voltaire… Suite

Texte. Hélène Brunet-Rivaillon pour le Parisien Magazine

Bonton, les couleurs de l’enfance

Depuis 2001, Irène et Thomas Cohen réveillent le vestiaire des bambins en plongeant les vêtements basiques dans un bain de coloris audacieux.

En juillet dernier, alors que les écoliers troquaient leur cartable contre un sac de voyage, les équipes d’Irène et Thomas Cohen, parents de trois enfants, préparaient leur collection de l’été 2015. Thomas, le seul homme d’une équipe de quinze personnes installée à Saint-Germain-des-Prés, à Paris, rappelle la répartition des rôles : « Irène supervise le bureau de style, j’assure les tâches financières et le développement de la marque. » Au poste de styliste, on trouve Justine, sa cousine. Chez les Cohen, entreprendre en famille est une tradition. « Notre projet est né quand nous travaillions pour Bonpoint, l’enseigne de mes beaux-parents », se souvient Irène.
En 2001, après avoir fait leurs classes sur les bancs de cette griffe pour enfants sages, le couple décide de voler de ses propres ailes en revisitant des basiques dans des coloris « rarement utilisés pour les tenues destinées aux petits ». Ils lancent Bonton et ses tonalités énergiques aux jolis noms : « vert tige », « rouge fessée »… Ce savoir-faire teinté d’humour a vite conquis les parents… Suite

Texte. Hélène Brunet-Rivaillon pour le Parisien Magazine