Archives par étiquette : Homme

Visite privée de l’atelier de Patrick Jouin

Dans le quartier du faubourg Saint-Antoine à Paris, Patrick Jouin conçoit décors de rue – les bornes Vélib’, c’est lui ! – et meubles de demain, comme le nouveau fauteuil Blue Moon.

Les Parisiens croisent tous les jours les œuvres de Patrick Jouin. Créateur des Sanisettes (les toilettes publiques) et des bornes Vélib’, l’homme travaille actuellement sur l’équipement des gares du Grand Paris Express, futur réseau de métro autour de la capitale, et sur le réaménagement de la gare Montparnasse. Rien que ça ! Couramment, il passe d’un gigantesque chantier urbain à la conception de mobilier. Le décor du bar et du restaurant du Plaza Athénée, hôtel cinq étoiles, c’est lui. Celui du Jules Verne, table perchée au deuxième étage de la tour Eiffel, aussi. Tout comme le nouvel écrin parisien du joaillier Van Cleef & Arpels. Il a choisi d’installer ses locaux dans le faubourg Saint-Antoine, ancien quartier des métiers du bois et du meuble où flotte encore l’âme du vieux Paris. Là, il partage son temps entre ses deux agences : Patrick Jouin ID, spécialisée dans les objets et le mobilier, et Jouin Manku, pour le design d’espaces, créée en 2006 avec son associé Sanjit Manku. Pour atteindre son studio, il faut emprunter un petit passage, traverser une cour, grimper un escalier dérobé. Dans ce lieu anciennement occupé par un ébéniste-doreur-marqueteur, nulles paillettes ni ors. L’agencement est à l’image de ce créateur de 49 ans, humble et enthousiaste, qui privilégie la fonction au style. En 2003, Patrick Jouin a eu un coup de cœur pour l’actuelle salle de réunion baignée de lumière. Il a donc jeté l’ancre entre ces murs, sur un étage d’abord puis sur deux. Un vrai changement pour celui qui a commencé à travailler dans sa cuisine avant de rejoindre un ancien atelier de couture du Sentier. Suite

Texte. Vanessa Zocchetti pour Le Parisien Magazine.

Bernard Stiegler, penser les lieux et les liens

Depuis le petit village d’Épineuil-le-Fleuriel, dans le Cher, le philosophe Bernard Stiegler médite sur l’art d’habiter et approfondit sa réflexion sur les territoires et leur mise en réseau. Portrait pour le quotidien La Croix.

Visite privée dans la cité du Jeans Jules

Bienvenue à Amsterdam, nouvelle cité du jean ! Au Blue Lab, des spécialistes réinventent la mythique toile bleue. Parmi eux, Guislain Dumont, « monsieur pantalon » de la marque Jules.

Vous croyez que le jean est originaire des Etats-Unis ? Raté ! La toile naît à Gênes, en Italie, puis s’exporte et se modernise à Nîmes. Depuis 2009, c’est dans un ancien hangar à tramway du quartier Oud-West d’Amsterdam, aux Pays-Bas, que se construit la « Denim City ». Dehors, le temps est peu clément. A l’intérieur, sous les verrières monumentales, les rouleaux de toile colorent les murs clairs. Du bleu brut, du ciel, de l’uniforme, du grisé, du bien épais, du presque voile… du jean dans tous ses états. Dans cette maison du denim, étudiants, industriels et créatifs de griffes comme Jules, Pepe Jeans, Tommy Hilfiger ou Calvin Klein se croisent. Au sein du Blue Lab, tous planchent sur les incessants liftings de cet indémodable.
Les toiles sont teintes, lacérées…

Car, pour rester dans le vent, le jean se plie aux expérimentations les plus folles. Chaque saison voit fleurir de nouveaux modèles, plus légers ou plus bruts, totalement élastiques, aussi doux que des joggings. Les toiles sont passées à la loupe, malmenées, teintes, lacérées… Jules, la marque française à petits prix réservée aux hommes, en a même fait son cheval de bataille, sous l’impulsion de Guislain Dumont, 39 ans, responsable des collections des pantalons en jean.
Un jean, c’est 8 kilomètres de fil ! Suite

Texte. Gentiane Lenhard pour Le Parisien Magazine.

Vuarnet, lunettes visionnaires

Vuarnet est la seule marque française à fabriquer ses verres solaires dans son propre atelier. Un savoir-faire sur lequel elle a construit une solide renommée.

En 1960, le skieur français Jean Vuarnet remporte une médaille d’or aux Jeux olympiques de Squaw Valley, aux Etats-Unis. Il s’affiche avec des lunettes aux verres miroitants. La paire lui a été offerte par l’opticien Roger Pouilloux, qui a créé ses premiers modèles trois ans plus tôt. Face au succès rencontré, le champion accepte de donner son nom à la marque. Les lunettes, initialement taillées pour la montagne, séduisent vite les citadins, conquis par la qualité de leurs verres. Ces derniers sont toujours produits en France, dans une usine de 1 500 mètres carrés située à Meaux (Seine-et-Marne). Dix personnes y travaillent, sous la houlette de Thierry Bouché, 49 ans.

Alors que 90 % des fabricants utilisent un verre solaire organique (en plastique), Vuarnet se sert uniquement d’un verre minéral (composé notamment de silice et autres oxydes), au coût de production 30 fois plus élevé et aux propriétés incomparables : parfaite restitution des couleurs, résistance à la distorsion et aux rayures… De quoi faire toute la différence. « Le verre minéral est à l’optique ce que le diamant est à la joaillerie », lance Thierry Bouché. Sa fabrication nécessite une dizaine d’étapes. A l’état brut, ces verres se présentent sous forme de palets de 3 millimètres d’épaisseur, pour n’en faire que 1,8 une fois polis. Ils sont ensuite trempés dans un bain de nitrate de potassium à 460 °C. Une étape clé qui dure seize heures. Suite

Texte. Airy Aubry pour Le Parisien Magazine.

Ventilo, un vent de Californie

En ce matin d’hiver, Paris est drapé dans les derniers frimas ; mais au studio de création Ventilo, l’équipe est plongée dans l’été californien. Suspendus le long d’un mur bleu Klein, les hauts à motifs tropicaux, les cardigans orange et les robes rouges de la collection printemps-été constituent le colorama d’un coucher de soleil sur l’océan. L’effet carte postale est immédiat ! On s’imagine transportés sur la célèbre plage de Venice Beach (Los Angeles), contemplant les rouleaux du Pacifique se cassant sur le sable chaud… Suite

Texte. Hélène Brunet-Rivaillon pour le Parisien Magazine

Balibaris, de films en aiguilles

A la tête de Balibaris, Paul Szczerba et Lisa Astorino s’inspirent des classiques du cinéma pour créer des vêtements masculins modernes et abordables.

A la table de leur bureau de style, dans des locaux fraîchement rénovés à deux pas de la place de la Concorde, à Paris, Paul Szczerba (28 ans) et Lisa Astorino (51 ans) font le point sur la collection de l’été 2015. Paul a créé Balibaris fin 2010, quelques mois après avoir obtenu son diplôme d’HEC, et dirige aujourd’hui une équipe de quatorze personnes. Lisa est directrice artistique de la griffe. Auparavant, elle a travaillé pour Saint Laurent, Emmanuelle Khanh ou encore Zadig & Voltaire… Suite

Texte. Hélène Brunet-Rivaillon pour le Parisien Magazine

Le Vietnam, nouvel eldorado du chocolat

Marou Faiseurs de Chocolat est né du rêve un peu insensé de deux Français installés au Vietnam : créer à Hô-Chi-Minh-Ville, à partir d’ingrédients 100% locaux, un chocolat noir d’une très grande pureté, né de la rencontre de terroirs du sud Vietnam, et du savoir-faire des chocolatiers.
Samuel Maruta s’est lancé en 2011, avec Vincent Mourou, un Français rencontré lors d’un bivouac dans la jungle vietnamienne, dans la fabrication 100 % artisanale de chocolat. « La filière du café étant déjà très exploitée et comme nous sommes tous les deux fans de chocolat, quand on a découvert par hasard que le Vietnam produisait des fèves de cacao, on s’est dit ‘pourquoi pas ?' », raconte Samuel Maruta. Sans rien connaître à la technique requise pour travailler ces fameuses fèves, les deux compères, l’un ex-financier à la Société Générale et l’autre lassé du monde de la pub, ont commencé par transformer leur cuisine en laboratoire. A l’aide de vidéos sur YouTube, d’un four à gaz et d’un malaxeur, ils ont mis au point leur recette. Les voilà à la tête d’une fabrique de chocolat, située à Thu Duc, l’un des faubourgs d’Hô-Chi-Minh-Ville, qui produit 1000 tablettes par jour, soit deux tonnes de chocolat par mois. Leur chocolat, exclusivement noir, emballé à la main dans un papier kraft imprimé artisanalement, est vendu non seulement auprès des entreprises, hôtels et boutiques au Vietnam, mais aussi dans des épiceries fines des quatre coins du monde.

Gauz

Portrait de Gauz, auteur de Debout-payé. Ce livre, paru fin août 2014 aux éditions du Nouvel Attila, raconte l’épopée d’Ossiri, étudiant ivoirien devenu vigile après avoir atterri sans papiers en France en 1990.

Gauz

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