Archives par étiquette : Eau

Bouilleur de cru ambulant

Jean-Pierre Purseigle est bouilleur de cru ambulant dans le centre de la France (Allier et Cher). Il termine sa saison en mars 2018 à Louchy-Montfand (03).

Meikon, le caisson étanche made in China

Photographe pratiquant la plongée en apnée, je souhaitais depuis longtemps acquérir un caisson étanche pour mon appareil photo. Malheureusement, l’investissement financier est très conséquent (entre 2000 et 6000 euros). Trop peu de constructeurs sont présents sur ce marché de niche où la qualité de fabrication doit être exemplaire sous peine de noyer son boîtier. Le caisson est conçu pour donner accès à la plupart des commandes de l’appareil. Il ne peut donc s’adapter qu’à un seul type de boîtier et rend plus difficile les changements de matériel. Il est d’ailleurs souvent disponible plusieurs mois après la sortie d’un nouvel appareil, le temps que le constructeur étudie l’ergonomie, adapte son caisson et lance la production.

Les limites des housses étanches

Ces différentes problématiques m’ont longtemps convaincu d’utiliser des housses étanche pour photographier sous l’eau. Différentes sociétés comme Aquapac, Dicapac, Outex proposent une sélection complète d’étuis souples et étanches adaptés à la plupart des appareils du marché, du compact au reflex professionnel avec ou sans flash cobra. Elles représentent un excellent choix pour la protection du matériel en cas de fortes intempéries ou pour des immersions type snorkeling. J’avais fait le choix de la marque Ewa-Marine qui est réputée dans ce secteur. Beaucoup plus abordables qu’un caisson dédié (moins de 300 euros), ces housses ont l’avantage d’être compatibles avec une gamme complète d’appareils (smartphones, compacts, hybrides ou reflex). Permettant d’atteindre une profondeur de 10 à 50 m (en théorie) en fonction des modèles, elles limitent cependant considérablement l’accès aux réglages, nécessitent un usage très soigneux de l’opérateur, sont très sensibles à la condensation et pâtissent d’une flottabilité positive ne facilitant pas la descente.

J’ai réfléchi à l’acquisition d’un caisson Aquatech, une marque de caissons conçus pour la photographie de surf, bien construits, mais donnant peu accès aux commandes de l’appareil et surtout limités à une profondeur de 10 mètres. Présents au Salon de la photo, j’ai apprécié leur sérieux et le retour de leurs photographes. Cependant, l’investissement reste très conséquent (2000 euros environ) pour un caisson limité en terme de commandes et qui devra être changé en même temps que le boîtier.

Meikon, made in China

J’ai alors découvert la marque Meikon, une entreprise établie en 2011 à Shenzen, dans la province de Guangdong en Chine, qui fabrique des caissons en polycarbonate pour la plongée sous-marine. On est loin de la finition des caissons vendus par la fameuse enseigne parisienne Photo Denfert mais le prix est beaucoup plus abordable (moins de 800 euros). La marque commence d’ailleurs à développer une belle panoplie d’ accessoires qui pérennisent l’achat en permettant de faire évoluer son caisson à l’image d’Olympus avec sa gamme d’accessoires sous-marins de qualité et inter-compatibles.

J’ai d’abord acheté un caisson Meikon pour mon hybride Sony Nex-6 et celui-ci s’est révélé à l’usage très pratique, compact, léger et efficace. Je l’ai descendu à 20 mètres sans soucis. Convaincu par la marque, j’ai donc décidé d’investir dans leur caisson pour mon boîtier EOS 5D Mk III. Il est donné pour une plongée à 40 mètres maximum, a deux joints toriques d’étanchéité, possède un double système de clapets plastiques et inox pour le fermer et est équipé d’une alerte sonore et d’un voyant rouge en cas d’intrusion d’eau. Une prise flash est présente sur le dessus, deux embases 1/4″ (universelles) en dessous pour monter une platine et le dos est transparent, .

Caisson Meikon

Hublot du caisson Meikon pour Canon EOS 5D Mark III. © Meikon

Une compatibilité avec différents boîtiers et optiques

La marque développe chaque caisson pour un appareil (à bon volume de vente) monté avec l’objectif de base vendu en kit soit le Canon EF 24-105mm f/4L IS USM pour le 5D (les deux versions de cette optique sont compatibles). Il faut d’ailleurs zoomer au minimum à 40mm pour éviter le vignettage. 3 autres objectifs non mentionnés par Meikon rentrent à ma connaissance (parfois en enlevant une bague interne dans le caisson) : le 16-35mm f/4L IS USM utilisé à 35mm, le 100mm f/2.8L Macro IS USM et le 50mm f/1.8 STM (avec un vignettage très important en photographie mais qui disparaît avec en vidéo). Les deux versions du 24-70mm f/2.8L USM n’y rentrent pas par contre. Canon a fait très peu évolué le design et l’ergonomie bien pensée de sa série des 5D. Le caisson Meikon fabriqué pour le 5D Mark III est donc compatible avec les boîtiers 5D Mark IV, le 5DS et le 5DS R.

Caisson Meikon

Arrière du caisson Meikon pour Canon EOS 5D Mark III. © Meikon

Un caisson qui évolue

Ce caisson facilite grandement la prise de vue sous-marine en permettant un accès quasi total aux fonction du boîtier. Il faut être très soigneux, notamment avec les joints pour éviter une infiltration (toujours vérifier leur propreté) mais son utilisation est beaucoup plus sécurisante qu’une housse étanche. La marque est très réactive et semble tester ses produits sérieusement. Le dessin du caisson semble taillé « à la serpe » mais le polycarbonate le rend très léger et facile à transporter. Il n’est pas équipé de dôme mais d’un hublot plan en verre. Le champ angulaire de l’objectif est donc réduit de 25% après passage du hublot sous l’eau. Cette limitation au grand-angle est déjà corrigée par Meikon qui propose une deuxième version de ce caisson mieux dessinée, avec possibilité de dômes permettant une compatibilité avec de très nombreuses optiques dont l’ultra grand angle 14mm f/2.8L II USM. Un meilleur accès au viseur optique et une prise synchro flash viennent compléter cette belle évolution.

Ce caisson Meikon n’a évidemment pas le caractère indestructible d’un caisson aluminium Isotta ou la qualité des lentilles humides Nauticam mais il me paraît très intéressant pour un usage surf, snorkeling, apnée ou plongée sous-marine occasionnel. Le rapport qualité/prix est impressionnant et la marque semble écouter les retours utilisateurs en proposant des nouveautés bien pensées. Un constructeur de ce type manquait vraiment au milieu de la photographie sous-marine et devrait aider à la démocratisation (relative) de cette discipline.

Edit 01/2018 : Photo Denfert distribue finalement les caissons Meikon via leur site internet uniquement.

Bernard Stiegler, penser les lieux et les liens

Depuis le petit village d’Épineuil-le-Fleuriel, dans le Cher, le philosophe Bernard Stiegler médite sur l’art d’habiter et approfondit sa réflexion sur les territoires et leur mise en réseau. Portrait pour le quotidien La Croix.

Visite privée dans la cité du Jeans Jules

Bienvenue à Amsterdam, nouvelle cité du jean ! Au Blue Lab, des spécialistes réinventent la mythique toile bleue. Parmi eux, Guislain Dumont, « monsieur pantalon » de la marque Jules.

Vous croyez que le jean est originaire des Etats-Unis ? Raté ! La toile naît à Gênes, en Italie, puis s’exporte et se modernise à Nîmes. Depuis 2009, c’est dans un ancien hangar à tramway du quartier Oud-West d’Amsterdam, aux Pays-Bas, que se construit la « Denim City ». Dehors, le temps est peu clément. A l’intérieur, sous les verrières monumentales, les rouleaux de toile colorent les murs clairs. Du bleu brut, du ciel, de l’uniforme, du grisé, du bien épais, du presque voile… du jean dans tous ses états. Dans cette maison du denim, étudiants, industriels et créatifs de griffes comme Jules, Pepe Jeans, Tommy Hilfiger ou Calvin Klein se croisent. Au sein du Blue Lab, tous planchent sur les incessants liftings de cet indémodable.
Les toiles sont teintes, lacérées…

Car, pour rester dans le vent, le jean se plie aux expérimentations les plus folles. Chaque saison voit fleurir de nouveaux modèles, plus légers ou plus bruts, totalement élastiques, aussi doux que des joggings. Les toiles sont passées à la loupe, malmenées, teintes, lacérées… Jules, la marque française à petits prix réservée aux hommes, en a même fait son cheval de bataille, sous l’impulsion de Guislain Dumont, 39 ans, responsable des collections des pantalons en jean.
Un jean, c’est 8 kilomètres de fil ! Suite

Texte. Gentiane Lenhard pour Le Parisien Magazine.

Compagnie de Travaux Subaquatiques

Une équipe de scaphandriers de l’entreprise CTS (Compagnie de Travaux Subaquatiques) travaille sur un chantier en assainissement au centre de traitement des eaux Sequaris de Valenton (Val-de-Marne).

CTS

Mise à l’eau du scaphandrier dans un bassin d’eaux usées. Une équipe technique accompagne le plongeur, l’assiste et garde un contact radio.


CTS

Le scaphandrier descend dans un milieu insalubre où il ne voit rien à 1 mètre et où le courant peut être très important. Un câble lui assure le retour.


CTS

Rinçage de la combinaison après la plongée. le second plongeur de sécurité n’aura pas à descendre cette fois et aide son collègue.

Des machines et des hommes

Reportage réalisé en collaboration avec le journaliste Julien Descalles.

La Maritza à ciel ouvert, cœur énergétique de la Bulgarie

Des 115 000 mineurs que comptaient la Bulgarie voici encore 25 ans, seuls 30 000 sont encore en activité aujourd’hui, dont 7 500 sous terre. Conséquence de l’automatisation d’un métier qui n’a guère plus à voir avec les gueules noires de Germinal. Dans la province de Stara Zagora, dans le sud du pays, les mines ouvertes de charbon de la Maritza témoignent de cette mutation. A son apogée, en 1999, 13 500 employés occupaient les 240 km2 des trois sites exploitées par les charbonnages d’état Mini Maritza Iztok ; ils ne sont plus que 7000. De quoi donner au lieu des airs de no man’s land occupé par les excavateurs à roue-pelle, grues, bulldozers, convoyeurs et autres empileurs.
Plus importantes mines à ciel ouvert de la péninsule balkanique, elles restent cependant indispensables à l’économie nationale. Ainsi les quelques 26 000 tonnes de lignite extraites l’an dernier ont non seulement fourni 32% de l’électricité du pays, mais aussi permis d’exporter du courant vers le réseau européen – avec plus de 10 milliards de kilowatts/heure livrés l’année dernière vers la Serbie, la Grèce, la Macédoine ou la Turquie. Concurrencées par l’émergence des énergies renouvelables et les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Kozloduy, les mines ouvertes en 1952 restent cependant le « cœur énergétique de la Bulgarie ».

Chelopech, dans les entrailles de la terre

En 2013, les accidents de travail dans les mines bulgares ont coûté la vie à 14 personnes. Avec cinq travailleurs décédés à la suite d’un effondrement courant juillet, la concession privée d’Oranovo a payé le plus lourd tribut. Elle témoigne surtout du dilemme des mineurs : face au refus du propriétaire d’entreprendre des travaux de sécurisation, le Ministère de l’Economie avait ordonné sa fermeture cet été. Avant d’autoriser la réouverture en janvier, sous la pression d’un personnel privé de gagne-pain…
Il y a dix ans la mine fermée de Chelopech, situé à 70 km à l’Est de Sofia, était aussi un site vétuste, classé dangereux pour la sécurité et la santé. Pourtant, depuis huit ans, aucun accident mortel n’est à déplorer. Après avoir racheté ce site d’extraction d’or et de cuivre en 2003, la compagnie canadienne Dundee Precious Metals (DPM) a investi près de 280 millions d’euros dans sa modernisation. Point d’orgue des travaux : un réseau sans fil a été déployé dans 97% des souterrains. Grâce à la wifi, la salle de contrôles peut suivre le moindre déplacement des mineurs et des véhicules.
Chelopech ne délivre qu’un produit semi-fini. Le minerai est ensuite transporté par train et camions à Burgas, port de la Mer Noire avant de prendre la direction de… la Namibie et de la fonderie de Tsumeb ! Un choix dicté par les ONG environnementales bulgares, qui refusent que l’extraction de l’or et du cuivre ait lieu sur place. Celles-ci s’alarment de l’usage de composés de cyanure pour traiter des minerais déjà riches en arsenic, menaçant la santé des travailleurs et de la population.


Texte : Julien Descalles
Photos : Joseph Melin

La Bulgarie, terre d’accueil de réfugiés syriens

Reportage réalisé en collaboration avec le journaliste Julien Descalles, publié dans l’édition du soir de Ouest-France en mars 2014.

Le pays le plus pauvre d’Europe a vu affluer ces six derniers mois onze fois plus de migrants, en majorité syriens, qu’en 2012. Après avoir risqué une crise humanitaire, la réouverture et la rénovation de bâtiments désaffectés, la mobilisation des ONG et l’aide financière de l’UE ont permis une légère amélioration des conditions d’accueil.

« Depuis notre arrivée en Bulgarie, ma fille aînée me répète que j’ai perdu son avenir. C’est vrai qu’ici, il n’y a rien à faire, qu’on est les uns sur les autres, que c’est sale, mais au moins on est en sécurité. En Syrie, on risquait tous les jours notre vie ou l’enlèvement. » Institutrice, Azab Zawhiri a fui Homs avec ses six enfants en septembre dernier, pour échapper à la fois à la répression du régime et aux menaces de mort des rebelles islamistes du front Al-Nosra. Un mois plus tard, après la traversée de la Turquie, la famille gagnait la Bulgarie, décrétée par les passeurs porte d’entrée la moins chère de l’eldorado européen. Soit, en moyenne, 500 dollars par personne.
Une fois la frontière franchie, les Zawhiri ont ainsi échoué au camp de Vrajdebna, à proximité de l’aéroport de Sofia. Soit une ancienne école désaffectée et rouverte à la hâte pour accueillir près de 400 migrants depuis l’automne. Dans chacune des salles de classe, six familles s’entassent, matelas au sol et draps dressés sur des cordes à linge pour préserver une fragile intimité. L’hygiène, elle, est insuffisante : l’eau chaude manque régulièrement, les toilettes ne sont pas assez nombreuses.

« On croyait avoir rallier l’Union européenne mais en fait, il n’y avait rien. Pas de nourritures, pas d’aide médicale, une douche tous les dix jours… Et cinq mois après, on est toujours ici à attendre », se désole Azab. Qui pour subvenir à ses besoins, n’a longtemps pu compter que sur le versement d’une pension de 32 euros par mois et la générosité locale. Colis de nourriture, vêtements, couches, ustensiles ménagers ou encore médicaments sont ainsi régulièrement distribués par la Croix-Rouge bulgare, les « Amis des réfugiés », groupe de bénévoles constitué sur Facebook ou la communauté syrienne bulgare.

Car depuis l’été 2013, le pays le plus pauvre de l’U.E fait face à une vague de migration inédite : en six mois, 11 000 migrants, en majorité syriens et kurdes, ont afflué, contre un millier les années précédentes. Mal préparées, les autorités bulgares et les 1 200 places d’accueil du pays ont rapidement été dépassées. A l’instar du centre de Vrajdebna, six autres garnisons ou écoles à l’abandon ont donc été rouvertes à la hâte.

Pourtant, après les coups de semonce du Haut commissariat pour les réfugiés et des ONG au début de l’hiver, la situation s’est peu à peu améliorée. A commencer par ces deux repas chauds – une popote peu ragoûtante préparée par l’armée bulgare –servis dans l’ensemble des centres d’accueil.



A Harmanli, à une quarantaine de kms de la frontière turque, la mue est ainsi en cours. « Au début, il y a eu beaucoup d’improvisation. Le pays manque d’expérience en matière d’accueil des migrants, tout était délabré, mais aujourd’hui, les conditions de vie sont moins précaires », souligne Denitsa Dimitrova, responsable régionale de la Croix-Rouge bulgare. Au centre le plus important du pays avec 1 200 pensionnaires, les toiles de tente et les matelas hors d’âge des premiers mois ont disparu, remplacés par 76 préfabriqués chauffés et des lits de camp. 150 familles y ont emménagé, les autres résidents trouvant refuge dans les trois bâtiments de cette ancienne caserne militaire.

Grâce aux fonds de soutien alloués par l’UE – 5,6 millions d’euros -, des travaux de rénovation y ont été lancés : les fenêtres en PVC ont succédé aux carreaux cassés, tandis que des douches supplémentaires et un lavoir sont en cours de construction. Dans l’une des bâtisses, des chambres individuelles dédiées aux mères célibataires, voient le jour. Les toilettes mobiles se sont multipliées, et une permanence médicale a été installée.

« Le lieu n’a rien à voir avec les premiers jours, se réjouit Rasheed, guide touristique à Damas, débarqué dans les Balkans en octobre. Il y a le chauffage, l’électricité, bien sûr, mais aussi des cours de maths et d’anglais assurés par des réfugiés. » De quoi tromper l’ennui dans un camp où les parties de foot ou de cartes restent les principales – les seules ? – distractions.

« Surtout, on ne vit plus aujourd’hui en prison : tout le monde a désormais sa « Green Card », qui permet de quitter le camp durant la journée. » témoigne Rasheed. Une première étape vers le statut de réfugié, ouvrant l’accès à toute l’Union européenne. « Pour la très grande majorité, la Bulgarie n’est qu’une étape. Ici il n’y a pas le moindre travail pour les nationaux, alors imaginez pour nous…  », soupire Ahmad, électricien de 26 ans en route pour Londres. Parmi les destinations les plus prisées des migrants : Royaume-Uni, Allemagne et Suède. Après des mois de flou administratif, la procédure semble d’ailleurs s’accélérer. Selon l’Agence nationale des réfugiés, dont le personnel a été multiplié par deux, 675 statuts auraient été accordés depuis le début de l’année.

Mais pour le gouvernement, la gestion de la crise semble également passer par une fermeture des frontières. Mises sous pression par la formation d’extrême-droite Ataka et une partie de la population sur « le qui-vive », selon le mot de deux habitantes d’Harmanli, les autorités ont décidé de la construction d’une clôture de 30 kms le long de la frontière bulgaro-turque. Livraison attendue courant mars.

Texte : Julien Descalles
Photos : Joseph Melin

Arthur Guérin-Boëri

Arthur Guérin-Boëri est champion du monde CMAS d’apnée dynamique sans palmes. Le 09 août 2013 à Kazan, il a nagé sous l’eau durant 3 minutes et 55 secondes parcourant une distance de 200 mètres.

Arthur Guérin-Boëri

Arthur Guérin-Boëri à l’entraînement au centre nautique de Nogent-sur-Marne.

Arthur Guérin-Boëri

Entraînement d’apnée de la ligne compétition du comité départemental du Val-de-Marne en novembre 2013. Arthur enchaîne des longueurs de 50 mètres avec un temps de récupération très court.

Perdre pied

Perdre pied

Pour de nombreuses personnes, l’eau représente un milieu à la fois attirant mais aussi intimidant.

Attirant pour la plupart car le simple fait de parler de cet élément évoque d’agréables moments tels que les barbotages dans la baignoire ou sa première rencontre avec l’océan.
Intimidant pour d’autres parce que l’eau reste un milieu étranger représentant de vrais dangers comme celui de se noyer. Les raisons d’avoir peur dans l’eau sont nombreuses, et appartiennent à l’histoire et à l’expérience de chacun. Chacun ressent « sa » peur, sa peur de ne pas savoir respirer, sa peur de ne pas flotter, sa peur de la grande profondeur…
Cette peur ressentie au contact de l’eau serait un phénomène courant : un Français sur cinq ne se sentirait pas à l’aise dans cet élément. Ils ont une véritable appréhension du milieu aquatique. Plutôt paradoxal alors que les piscines municipales sont de plus en plus nombreuses sur le territoire et s’inscrivent dans le quotidien des gens. Il est fréquent aujourd’hui qu’une première immersion dans une grande étendue d’eau se réalise en piscine, à l’image du succès des bébés nageurs.

C’est dans ces mêmes océans de poche chlorés que certaines personnes décident d’essayer d’apprendre à maîtriser leur peur de l’eau, de se relaxer dans cet élément qui leur paraît parfois si peu naturel. Car même dans ce monde de silence, l’eau crée souvent des surprises.

Perdre pied

Perdre pied

Perdre pied

Perdre pied

Perdre pied

Tadoussac

Tadoussac est un village situé au Québec (Canada), à l’embouchure de la rivière Saguenay. L’eau froide de la rivière se jette dans le fleuve Saint-Laurent. L’estuaire atteint 340 mètres de profondeur, permettant aux plus grands mammifères marins de venir se nourrir l’été dans ces eaux fertiles où se mélangent faune et flore d’eau douce et d’eau salée.

Tadoussac

Estuaire de Tadoussac.

Tadoussac

Baleine à bosse en plongée.

Tadoussac

Lac près de Tadoussac.