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Visite privée dans la cité du Jeans Jules

Bienvenue à Amsterdam, nouvelle cité du jean ! Au Blue Lab, des spécialistes réinventent la mythique toile bleue. Parmi eux, Guislain Dumont, « monsieur pantalon » de la marque Jules.

Vous croyez que le jean est originaire des Etats-Unis ? Raté ! La toile naît à Gênes, en Italie, puis s’exporte et se modernise à Nîmes. Depuis 2009, c’est dans un ancien hangar à tramway du quartier Oud-West d’Amsterdam, aux Pays-Bas, que se construit la « Denim City ». Dehors, le temps est peu clément. A l’intérieur, sous les verrières monumentales, les rouleaux de toile colorent les murs clairs. Du bleu brut, du ciel, de l’uniforme, du grisé, du bien épais, du presque voile… du jean dans tous ses états. Dans cette maison du denim, étudiants, industriels et créatifs de griffes comme Jules, Pepe Jeans, Tommy Hilfiger ou Calvin Klein se croisent. Au sein du Blue Lab, tous planchent sur les incessants liftings de cet indémodable.
Les toiles sont teintes, lacérées…

Car, pour rester dans le vent, le jean se plie aux expérimentations les plus folles. Chaque saison voit fleurir de nouveaux modèles, plus légers ou plus bruts, totalement élastiques, aussi doux que des joggings. Les toiles sont passées à la loupe, malmenées, teintes, lacérées… Jules, la marque française à petits prix réservée aux hommes, en a même fait son cheval de bataille, sous l’impulsion de Guislain Dumont, 39 ans, responsable des collections des pantalons en jean.
Un jean, c’est 8 kilomètres de fil ! Suite

Texte. Gentiane Lenhard pour Le Parisien Magazine.

Compagnie de Travaux Subaquatiques

Une équipe de scaphandriers de l’entreprise CTS (Compagnie de Travaux Subaquatiques) travaille sur un chantier en assainissement au centre de traitement des eaux Sequaris de Valenton (Val-de-Marne).

CTS

Mise à l’eau du scaphandrier dans un bassin d’eaux usées. Une équipe technique accompagne le plongeur, l’assiste et garde un contact radio.


CTS

Le scaphandrier descend dans un milieu insalubre où il ne voit rien à 1 mètre et où le courant peut être très important. Un câble lui assure le retour.


CTS

Rinçage de la combinaison après la plongée. le second plongeur de sécurité n’aura pas à descendre cette fois et aide son collègue.

Des machines et des hommes

Reportage réalisé en collaboration avec le journaliste Julien Descalles.

La Maritza à ciel ouvert, cœur énergétique de la Bulgarie

Des 115 000 mineurs que comptaient la Bulgarie voici encore 25 ans, seuls 30 000 sont encore en activité aujourd’hui, dont 7 500 sous terre. Conséquence de l’automatisation d’un métier qui n’a guère plus à voir avec les gueules noires de Germinal. Dans la province de Stara Zagora, dans le sud du pays, les mines ouvertes de charbon de la Maritza témoignent de cette mutation. A son apogée, en 1999, 13 500 employés occupaient les 240 km2 des trois sites exploitées par les charbonnages d’état Mini Maritza Iztok ; ils ne sont plus que 7000. De quoi donner au lieu des airs de no man’s land occupé par les excavateurs à roue-pelle, grues, bulldozers, convoyeurs et autres empileurs.
Plus importantes mines à ciel ouvert de la péninsule balkanique, elles restent cependant indispensables à l’économie nationale. Ainsi les quelques 26 000 tonnes de lignite extraites l’an dernier ont non seulement fourni 32% de l’électricité du pays, mais aussi permis d’exporter du courant vers le réseau européen – avec plus de 10 milliards de kilowatts/heure livrés l’année dernière vers la Serbie, la Grèce, la Macédoine ou la Turquie. Concurrencées par l’émergence des énergies renouvelables et les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Kozloduy, les mines ouvertes en 1952 restent cependant le « cœur énergétique de la Bulgarie ».

Chelopech, dans les entrailles de la terre

En 2013, les accidents de travail dans les mines bulgares ont coûté la vie à 14 personnes. Avec cinq travailleurs décédés à la suite d’un effondrement courant juillet, la concession privée d’Oranovo a payé le plus lourd tribut. Elle témoigne surtout du dilemme des mineurs : face au refus du propriétaire d’entreprendre des travaux de sécurisation, le Ministère de l’Economie avait ordonné sa fermeture cet été. Avant d’autoriser la réouverture en janvier, sous la pression d’un personnel privé de gagne-pain…
Il y a dix ans la mine fermée de Chelopech, situé à 70 km à l’Est de Sofia, était aussi un site vétuste, classé dangereux pour la sécurité et la santé. Pourtant, depuis huit ans, aucun accident mortel n’est à déplorer. Après avoir racheté ce site d’extraction d’or et de cuivre en 2003, la compagnie canadienne Dundee Precious Metals (DPM) a investi près de 280 millions d’euros dans sa modernisation. Point d’orgue des travaux : un réseau sans fil a été déployé dans 97% des souterrains. Grâce à la wifi, la salle de contrôles peut suivre le moindre déplacement des mineurs et des véhicules.
Chelopech ne délivre qu’un produit semi-fini. Le minerai est ensuite transporté par train et camions à Burgas, port de la Mer Noire avant de prendre la direction de… la Namibie et de la fonderie de Tsumeb ! Un choix dicté par les ONG environnementales bulgares, qui refusent que l’extraction de l’or et du cuivre ait lieu sur place. Celles-ci s’alarment de l’usage de composés de cyanure pour traiter des minerais déjà riches en arsenic, menaçant la santé des travailleurs et de la population.


Texte : Julien Descalles
Photos : Joseph Melin

La Bulgarie, terre d’accueil de réfugiés syriens

Reportage réalisé en collaboration avec le journaliste Julien Descalles, publié dans l’édition du soir de Ouest-France en mars 2014.

Le pays le plus pauvre d’Europe a vu affluer ces six derniers mois onze fois plus de migrants, en majorité syriens, qu’en 2012. Après avoir risqué une crise humanitaire, la réouverture et la rénovation de bâtiments désaffectés, la mobilisation des ONG et l’aide financière de l’UE ont permis une légère amélioration des conditions d’accueil.

« Depuis notre arrivée en Bulgarie, ma fille aînée me répète que j’ai perdu son avenir. C’est vrai qu’ici, il n’y a rien à faire, qu’on est les uns sur les autres, que c’est sale, mais au moins on est en sécurité. En Syrie, on risquait tous les jours notre vie ou l’enlèvement. » Institutrice, Azab Zawhiri a fui Homs avec ses six enfants en septembre dernier, pour échapper à la fois à la répression du régime et aux menaces de mort des rebelles islamistes du front Al-Nosra. Un mois plus tard, après la traversée de la Turquie, la famille gagnait la Bulgarie, décrétée par les passeurs porte d’entrée la moins chère de l’eldorado européen. Soit, en moyenne, 500 dollars par personne.
Une fois la frontière franchie, les Zawhiri ont ainsi échoué au camp de Vrajdebna, à proximité de l’aéroport de Sofia. Soit une ancienne école désaffectée et rouverte à la hâte pour accueillir près de 400 migrants depuis l’automne. Dans chacune des salles de classe, six familles s’entassent, matelas au sol et draps dressés sur des cordes à linge pour préserver une fragile intimité. L’hygiène, elle, est insuffisante : l’eau chaude manque régulièrement, les toilettes ne sont pas assez nombreuses.

« On croyait avoir rallier l’Union européenne mais en fait, il n’y avait rien. Pas de nourritures, pas d’aide médicale, une douche tous les dix jours… Et cinq mois après, on est toujours ici à attendre », se désole Azab. Qui pour subvenir à ses besoins, n’a longtemps pu compter que sur le versement d’une pension de 32 euros par mois et la générosité locale. Colis de nourriture, vêtements, couches, ustensiles ménagers ou encore médicaments sont ainsi régulièrement distribués par la Croix-Rouge bulgare, les « Amis des réfugiés », groupe de bénévoles constitué sur Facebook ou la communauté syrienne bulgare.

Car depuis l’été 2013, le pays le plus pauvre de l’U.E fait face à une vague de migration inédite : en six mois, 11 000 migrants, en majorité syriens et kurdes, ont afflué, contre un millier les années précédentes. Mal préparées, les autorités bulgares et les 1 200 places d’accueil du pays ont rapidement été dépassées. A l’instar du centre de Vrajdebna, six autres garnisons ou écoles à l’abandon ont donc été rouvertes à la hâte.

Pourtant, après les coups de semonce du Haut commissariat pour les réfugiés et des ONG au début de l’hiver, la situation s’est peu à peu améliorée. A commencer par ces deux repas chauds – une popote peu ragoûtante préparée par l’armée bulgare –servis dans l’ensemble des centres d’accueil.



A Harmanli, à une quarantaine de kms de la frontière turque, la mue est ainsi en cours. « Au début, il y a eu beaucoup d’improvisation. Le pays manque d’expérience en matière d’accueil des migrants, tout était délabré, mais aujourd’hui, les conditions de vie sont moins précaires », souligne Denitsa Dimitrova, responsable régionale de la Croix-Rouge bulgare. Au centre le plus important du pays avec 1 200 pensionnaires, les toiles de tente et les matelas hors d’âge des premiers mois ont disparu, remplacés par 76 préfabriqués chauffés et des lits de camp. 150 familles y ont emménagé, les autres résidents trouvant refuge dans les trois bâtiments de cette ancienne caserne militaire.

Grâce aux fonds de soutien alloués par l’UE – 5,6 millions d’euros -, des travaux de rénovation y ont été lancés : les fenêtres en PVC ont succédé aux carreaux cassés, tandis que des douches supplémentaires et un lavoir sont en cours de construction. Dans l’une des bâtisses, des chambres individuelles dédiées aux mères célibataires, voient le jour. Les toilettes mobiles se sont multipliées, et une permanence médicale a été installée.

« Le lieu n’a rien à voir avec les premiers jours, se réjouit Rasheed, guide touristique à Damas, débarqué dans les Balkans en octobre. Il y a le chauffage, l’électricité, bien sûr, mais aussi des cours de maths et d’anglais assurés par des réfugiés. » De quoi tromper l’ennui dans un camp où les parties de foot ou de cartes restent les principales – les seules ? – distractions.

« Surtout, on ne vit plus aujourd’hui en prison : tout le monde a désormais sa « Green Card », qui permet de quitter le camp durant la journée. » témoigne Rasheed. Une première étape vers le statut de réfugié, ouvrant l’accès à toute l’Union européenne. « Pour la très grande majorité, la Bulgarie n’est qu’une étape. Ici il n’y a pas le moindre travail pour les nationaux, alors imaginez pour nous…  », soupire Ahmad, électricien de 26 ans en route pour Londres. Parmi les destinations les plus prisées des migrants : Royaume-Uni, Allemagne et Suède. Après des mois de flou administratif, la procédure semble d’ailleurs s’accélérer. Selon l’Agence nationale des réfugiés, dont le personnel a été multiplié par deux, 675 statuts auraient été accordés depuis le début de l’année.

Mais pour le gouvernement, la gestion de la crise semble également passer par une fermeture des frontières. Mises sous pression par la formation d’extrême-droite Ataka et une partie de la population sur « le qui-vive », selon le mot de deux habitantes d’Harmanli, les autorités ont décidé de la construction d’une clôture de 30 kms le long de la frontière bulgaro-turque. Livraison attendue courant mars.

Texte : Julien Descalles
Photos : Joseph Melin

Arthur Guérin-Boëri

Arthur Guérin-Boëri est champion du monde CMAS d’apnée dynamique sans palmes. Le 09 août 2013 à Kazan, il a nagé sous l’eau durant 3 minutes et 55 secondes parcourant une distance de 200 mètres.

Arthur Guérin-Boëri

Arthur Guérin-Boëri à l’entraînement au centre nautique de Nogent-sur-Marne.

Arthur Guérin-Boëri

Entraînement d’apnée de la ligne compétition du comité départemental du Val-de-Marne en novembre 2013. Arthur enchaîne des longueurs de 50 mètres avec un temps de récupération très court.

Perdre pied

Perdre pied

Pour de nombreuses personnes, l’eau représente un milieu à la fois attirant mais aussi intimidant.

Attirant pour la plupart car le simple fait de parler de cet élément évoque d’agréables moments tels que les barbotages dans la baignoire ou sa première rencontre avec l’océan.
Intimidant pour d’autres parce que l’eau reste un milieu étranger représentant de vrais dangers comme celui de se noyer. Les raisons d’avoir peur dans l’eau sont nombreuses, et appartiennent à l’histoire et à l’expérience de chacun. Chacun ressent « sa » peur, sa peur de ne pas savoir respirer, sa peur de ne pas flotter, sa peur de la grande profondeur…
Cette peur ressentie au contact de l’eau serait un phénomène courant : un Français sur cinq ne se sentirait pas à l’aise dans cet élément. Ils ont une véritable appréhension du milieu aquatique. Plutôt paradoxal alors que les piscines municipales sont de plus en plus nombreuses sur le territoire et s’inscrivent dans le quotidien des gens. Il est fréquent aujourd’hui qu’une première immersion dans une grande étendue d’eau se réalise en piscine, à l’image du succès des bébés nageurs.

C’est dans ces mêmes océans de poche chlorés que certaines personnes décident d’essayer d’apprendre à maîtriser leur peur de l’eau, de se relaxer dans cet élément qui leur paraît parfois si peu naturel. Car même dans ce monde de silence, l’eau crée souvent des surprises.

Perdre pied

Perdre pied

Perdre pied

Perdre pied

Perdre pied

Tadoussac

Tadoussac est un village situé au Québec (Canada), à l’embouchure de la rivière Saguenay. L’eau froide de la rivière se jette dans le fleuve Saint-Laurent. L’estuaire atteint 340 mètres de profondeur, permettant aux plus grands mammifères marins de venir se nourrir l’été dans ces eaux fertiles où se mélangent faune et flore d’eau douce et d’eau salée.

Tadoussac

Estuaire de Tadoussac.

Tadoussac

Baleine à bosse en plongée.

Tadoussac

Lac près de Tadoussac.

Un hybride pour le reportage : le Sony NEX-6

suite de l’article un compact pour le reportage : le canon S95

Sony NEX-6
Je travaille au quotidien avec un reflex doté d’un capteur 24×36 : le Canon EOS 5D Mk III. Ce type d’appareil est très pratique car il permet de réaliser des images dans des domaines très variés. Cependant, utilisé au quotidien avec des optiques L, il présente un défaut indéniable propre à cette catégorie : l’encombrement. Je continue donc ma quête d’un appareil photo secondaire plus léger, permettant une utilisation simple et discrète, à l’image d’un Leica M.

Les constructeurs d’appareils photo semblent enfin comprendre que de nombreux utilisateurs experts recherchent des solutions légères tout en conservant une bonne qualité d’image et une ergonomie pointue. Les compacts traditionnels sont intéressants mais leurs petites tailles de capteur ne permettent pas une qualité d’image à la hauteur des reflex. Présents depuis quelques années sur le marché amateur, les appareils photo « hybrides » sont dotés de capteurs de grande taille et pour la plupart d’un système de baïonnette permettant l’utilisation d’objectifs interchangeables. Ils représentent donc clairement la solution.

Canon et Nikon sont pour une fois en retard sur ce marché et leurs premiers appareils hybrides ne se destinent pas à un public expert. Par contre, Fujifilm, Olympus, Panasonic et Sony développent depuis quelques temps des boîtiers représentant une alternative crédible aux reflex : des appareils hybrides dotés de viseurs (optiques ou numériques selon les marques, parfois les deux), à l’ergonomie bien pensée, aux optiques interchangeables et aux fonctionnalités expertes (mode manuel, format Raw…).

Utilisateur de boîtiers Canon depuis mes débuts en photographie, le premier hybride Canon EOS M m’a déçu. Son seul vrai intérêt est de pouvoir utiliser le parc optique EF à l’aide d’une bague et ainsi devenir boîtier de secours. J’ai par contre longuement hésité avec l’Olympus OM-D E-M5 qui est un appareil exceptionnel, utilisé par le photographe François-Régis Durand, mais malheureusement basé sur un capteur micro 4/3 assez petit. Les appareils Fujifilm sont réputés pour leur rendu colorimétrique et leur bruit au déclenchement très discret mais je ne suis pas un grand adepte de leur ergonomie.
Après beaucoup d’hésitation, je me suis donc finalement équipé d’un Sony NEX-6.

Tadoussac

Lac près de Tadoussac au Québec (Canada). NEX-6 + 16-50 mm

Un grand capteur dans un petit boitier

Sony est une marque réputée pour son savoir-faire en miniaturisation. Avec la série hybride NEX, la marque a placé un capteur APS-C dans un boîtier de très petite taille. Le sigle APS-C désigne un format de capteur 23,5 x 15,6 mm soit une taille équivalente aux reflex d’entrée de gamme Canon ou Nikon. En comparaison, la taille de capteur du compact Canon S110 est de 7.49 x 5.52 mm , celle du fameux compact Sony RX100 est de 13,2 x 8,8 mm tandis que la taille de capteur d’un appareil micro 4/3 comme le Panasonic GF-6 ou Olympus OM-D est de 17,3 x 13 mm.

Sony a donc réussi à placer un capteur CMOS 16 Mpix de grande taille dans un très petit boîtier. L’intérêt est double :

-le flux lumineux collecté est plus important sur un capteur de grande taille. Les photosites sont plus grands et captent davantage de lumière que des photosites plus petits aux signaux électriques plus faibles, contraignant les constructeurs à les amplifier davantage. Cette amplification détériore l’image en faisant apparaître du bruit numérique.

– Le deuxième avantage offert par un capteur de grande taille est qu’il autorise un meilleur contrôle de la profondeur de champ et un meilleur bokeh, très intéressant dans le cadre du portrait par exemple.

La qualité d’image du NEX-6 est d’ailleurs très bonne. Travailler à 800/1600 ISO n’est pas un problème si on utilise le mode Raw. Un logiciel comme Adobe Lightroom vous permet de corriger en post-production la montée de bruit. A ce propos, si vous n’êtiez pas satisfait du profil Adobe Standard, calé par défaut sur Lightroom, vous trouverez à cette page des profils colorimétriques prédéfinis dédiés au NEX-6 : « paysage », « portrait », « neutre »…

Le format Raw est un .ARW, fichier propriétaire de Sony. À quand un format Raw normé qui permettrait d’être plus serein sur l’ouverture de ce fichier dans 10-15 ans ? La conversion en format DNG proposé par Adobe n’est à mon sens pas la bonne solution.

Le processeur Bionz du NEX-6 permet de monter jusqu’à 25 600 ISO et de réaliser des séquences rafale à 10 images par secondes au maximum sur 10 images consécutives en RAW + JPEG.

Sony a intégré à l’appareil son fameux mode de panorama par balayage, souvent copié par la concurrence mais pas toujours égalé. Ce mode fonctionne uniquement en JPEG. Il fonctionne plutôt bien même si je le trouve un peu trop « automatisé ». En cas d’erreur de calcul ou de mouvement de balayage trop rapide par exemple, il ne conserve pas le fichier et invite de suite à recommencer.

Une ergonomie maîtrisée

L’un de points forts de la gamme NEX est son ergonomie. Contrairement aux concurrents Fuji ou Olympus, la prise en main de l’appareil est très simple et la compréhension des menus très rapide. La notice livrée en version papier est quasi inutile pour un habitué (si besoin, vous pouvez télécharger la version pdf ici).

Sony NEX-6

L’interrupteur se trouve autour du déclencheur, choix identique à Nikon. L’appareil est beaucoup trop long à s’allumer (plus de 2 secondes). On a intérêt à le laisser allumé en le plaçant en mode veille sous peine de rater une image. Le NEX-6 est le premier appareil de la gamme a proposer une molette dédiée à la sélection des modes. Cette sélection était possible uniquement via les menus sur ses prédécesseurs. Cette molette est un vrai plus pour gagner en rapidité d’utilisation. L’appareil propose deux autres molettes très bien dessinées permettant de travailler en mode manuel avec efficacité (une dédiée à l’ouverture, l’autre à la vitesse).

Plusieurs touches sont personnalisables comme la touche AEL ou une touche Fn placée juste à côté du déclencheur. Cette touche Fn est parfaite pour régler les ISO à la volée. Une touche est dédiée à la commande vidéo, il est d’ailleurs possible de la désactiver via les menus si on la trouve trop sensible.

L’accès batterie et carte mémoire (format SD) se fait par la même trappe, facile d’accès et bien verrouillée. La qualité des plastiques et du grip est d’ailleurs excellente. Le boîtier est recouvert d’un revêtement anti-dérapant très pratique. Les boutons et molettes, le flash, l’écran orientable ne souffrent d’aucun jeu. La finition est de très haut niveau.

L’écran arrière est un LCD de 3″ doté de 921 600 points agréable à utiliser mais loin du confort et de la visibilité en extérieur de l’écran OLED de l’Olympus OM-D E-M5. Il est orientable à 90°/45°, une petite prouesse sur un appareil de cette taille. Sony a par contre fait le choix de ne pas proposer un écran tactile sur ce produit, ce qui est vraiment dommage. Le NEX-5R, appareil de la gamme inférieure en dispose et c’est un vrai atout. Il est possible de faire la mise au point simplement en touchant une zone de l’écran. La revue des images est aussi facilitée.

Sony propose une fonction Wi-Fi très pratique qui permet de connecter le NEX à un smartphone ou à un point d’accès internet. Ainsi, comme sur une GoPro, l’utilisateur peut voir par exemple ses photos (même raw) directement sur son iPhone et les envoyer par mail grâce à l’application PlayMemories Mobile. Il peut également prendre le contrôle de l’appareil via son smartphone grâce à l’application Smart Remote Control à télécharger directement sur le NEX. Il est également possible de personnaliser son appareil en téléchargeant des applications dédiées via un App Store Sony : ajout de filtres créatifs, intervallomètre, bracketing avancé… L’intérêt n’est pas toujours évident mais j’apprécie ces possibilités (souvent payantes) qui permettent de personnaliser son appareil en fonction de son usage. En revanche, l’absence d’un écran tactile est encore une fois préjudiciable dans le cadre de l’utilisation de ces applications. Il est en effet peu évident d’effectuer un recadrage ou de rentrer un code Wi-Fi à l’aide une molette.

Sony NEX-6

Un viseur intéressant

Le viseur électronique du NEX-6 est le même que celui du NEX-7. Il s’agit d’un modèle OLED de 2,37 Mpx, l’un des meilleurs viseurs numériques du moment. Cet EVF offre une visée 100% et un grossissement de 1,09x. Un correcteur dioptrique est présent. Ces caractéristiques sont supérieures à celles des viseurs optiques de reflex APS-C d’entrée de gamme. Le confort de visée est très bon. Le viseur est positionné très à gauche, permettant de viser tout en ayant l’oeil gauche qui surveille le hors-champ et d’éviter d’avoir le nez écrasé contre l’écran (à condition de viser de l’oeil droit).
La visée numérique est loin d’être plébiscitée par les photographes experts, attachés à raison à la visée optique. Cependant, il vaut mieux un bon viseur numérique que les « trous de serrure » proposés par les fabricants sur certains appareils.

La visée numérique a d’ailleurs pour elle quelques qualités comme la compensation de luminosité qui permet d’avoir une visée claire et lumineuse quel que soit le niveau d’éclairement de la scène photographiée. Pour les photos d’intérieur et plus généralement en faible lumière, ce confort est vraiment précieux.

Elle permet également l’affichage d’un grand nombre d’informations comme l’histogramme de la scène en direct, plusieurs types de quadrillage (carré, diagonale…), un double horizon virtuel, etc… Si le photographe souhaite travailler en format 16:9, la visée s’adaptera (le NEX-6 ne propose malheureusement pas les ratios 1:1 ou 6:7). De plus, la mise au point manuelle est rendue très précise grâce au fonction de focus peaking (surbrillance des éléments nets de l’image) et de zoom électronique. L’utilisation d’objectifs à mise au point manuelle est ainsi tout à fait envisageable.

Un autre avantage du viseur numérique est qu’il est possible de filmer en utilisant le viseur, contrairement au viseur optique des reflex qui obligent à utiliser l’écran arrière.

Enfin, avec un viseur électronique, on voit dans le viseur l’image que le capteur interprète de la scène. Chaque réglage, chaque correction affecte en temps réel le rendu dans le viseur, rendant très simple le réglage de l’exposition. Finie la visualisation sur l’écran LCD du boîtier après la prise de vue pour examiner le cliché et ajuster les réglages en fonction…

Forêt de Tronçais

Forêt de Tronçais (Allier). NEX-6 + 16-50 mm

Une gamme optique en pleine évolution

La gamme NEX possède un parc optique encore trop peu développé. Sony a bien compris que les photographes attendaient des optiques plus pointues que les zooms stantards fournis jusque-là. La marque a ouvert sa baïonnette E en avril 2011 en dévoilant les modes de communication entre l’optique et le boîtier. Cette décision permet à Carl Zeiss (partenaire de la marque), Sigma, Tamron et Samyang de proposer leurs propres optiques autofocus pour les NEX.

Grâce à la fameuse fonction de focus peaking, il est également possible d’utiliser des optiques manuelles type Leica ou les moins onéreuses Voigtländer (fabriquées par Cosina) à l’aide de bagues d’adaptation.

Sony n’en oublie pas pour autant de développer sa propre gamme et le lancement du Sony NEX-6 a été l’occasion de présenter trois nouveaux objectifs compatibles avec la série NEX : un zoom grand-angle 10-18 mm f/4 (équivalent 15-27 mm), une focale fixe 35 mm f/1.8 (équivalent 52,5 mm) et un zoom standard rétractable 16-50 mm f/3.5-5.6 (équivalent 24-75 mm) toutes stabilisées.

Cette gamme optique est cruciale pour décider les photographes à faire confiance au système NEX. Contrairement aux compacts, le photographe va pouvoir changer d’optiques en fonction de ses besoins, ce qui implique qu’il s’engage dans un système complet en achetant un appareil NEX et qu’il devra en cas de changement de marque « switcher » et racheter à nouveau des optiques et des accessoires en plus de l’appareil photo. D’où l’intérêt de miser sur une marque et un système de qualité afin d’éviter ce désagrément.
Les objectifs Sony sont fabriquées en Thaïlande (comme le NEX-6 d’ailleurs). La finition est excellente, l’usinage des bagues est magnifique même si un peu sensible aux poussières. Les baïonnettes sont en métal. Petit détail, le numéro de série est inscrit sur un autocollant et non gravé comme chez Canon ou Nikon.
Les optiques Sony sont stabilisées pour la plupart. Le système de stabilisation optique est très bon mais semble moins précis et efficace que la stabilisation de capteur Olympus.
Le moteur autofocus est précis, rapide et silencieux.

J’ai fait le choix de m’équiper avec le zoom 16-50 et les focales fixes 35mm f/1.8 et 50mm f/1.8. J’ai ainsi un petit zoom très compact et deux focales fixes très ouvertes toutes munies d’un stabilisateur optique.
Le 16-50 n’est pas une grande optique qualitativement parlant mais est très compact. En travaillant en mode Raw, on s’aperçoit que la distortion et le vignettage sont très prononcés. Sony corrige le problème de façon logicielle en JPG. En Raw sous Lightroom, il faudra télécharger le profil dédié grâce à Adobe Profil Downloader afin que le logiciel puisse corriger automatiquement ces défauts.

Cette optique est dotée d’une commande de zoom électronique. Le zoom peut être commandé indifféremment par la bague situé à l’avant du fût ou par le bouton placé sur la gauche du fût, permettant une vitesse constante parfaite pour la vidéo car sans à-coups. En mise au point manuelle, la bague avant permet de régler le point et le zoom est commandé par le bouton. Cette optique est doté d’un système de stabilisation appelée OSS (Optical Steady Shot) chez Sony. Elle est très compacte rétractée et se déploie dès que l’on met l’appareil sous tension. Le diamètre pour les filtres est de 40,5 mm.

16-50mm Sony

Edit 15/11/2013 : J’ai finalement décidé de remplacer cette optique trop peu qualitative et « bridant » le capteur par le nouveau zoom 16-70 f/4. Une optique développée à partir d’un cahier des charges Carl Zeiss, disposant du stabilisateur SteadyShot, d’une ouverture constante et d’une qualité de fabrication remarquable. Le fût est en métal et non en plastique comme les autres optiques E. Le diamètre pour les filtres est de 55 mm. L’optique est même livrée avec une housse en cuir. Je perds la compacité mais gagne en qualité d’image + quelques millimètres en téléobjectif. L’autre avantage est de pouvoir choisir précisément ma focale grâce au marquage sur le fût et au zooming manuel très fluide. Petits défauts : l’optique est beaucoup plus lourde et le NEX penche vers l’avant. Il manque un bouton de verrouillage du zoom afin d’éviter qu’il ne se déploie involontairement dans le sac.

16-50mm Sony

Quartier de Kowloon à Hong Kong

Quartier de Kowloon à Hong Kong. NEX-6 + 16-70 mm

Le 35 mm est mon optique favorite sur le Sony Nex 6. Lumineuse (f/1.8), elle est également dotée du système de stabilisation. Sa focale est équivalente à un 52 mm montée sur un capteur APS-C. L’autofocus de l’appareil est bon, mêlant une technologie classique à détection de contraste et une technologie « de reflex » à détection de phase. C’est l’appareil lui-même qui bascule automatiquement d’une technologie à une autre. L’autofocus fonctionne parfaitement dans de bonnes conditions de luminosité. Quand celle-ci est plus faible, il peut avoir tendance à patiner. Il faut alors basculer en mise au point manuelle et utiliser la bague de mise au point bien dessinée. Le fût est en plastique brillant. Le diamètre pour les filtres est de 49 mm.

35mm Sony
Le 50 mm se transforme en 75 mm sur le NEX-6. L’optique est particulièrement intéressante pour le portrait même si elle est encore un peu courte à mon goût. L’optique est très lumineuse (f/1.8) et stabilisée. Le diamètre pour les filtres est de 49 mm comme le 35. Sony a sorti un firmware permettant de tirer pleinement profit de l’autofocus à détection de contraste et à détection de phase. A installer impérativement !

50mm Sony
Toutes ces optiques sont fournies avec des pares-soleils adaptés et des bouchons à pince très pratiques. J’ai préféré protéger les lentilles frontales en vissant un filtre UV sur chacune.

Etang de Saint-Bonnet-Tronçais

Etang de Saint-Bonnet-Tronçais (Allier). NEX-6 + 50 mm f/1.8

Des défauts rédhibitoires corrigés…

La gamme NEX est née en 2010 et bien que très innovante, elle souffre de plusieurs défauts dans l’optique d’une utilisation « avancée ».

La gamme des NEX-5 n’a pas de viseur, la visée se réalise donc uniquement par l’écran. Il est possible de fixer un viseur numérique optionnel mais on perd en compacité. Il n’y a pas non plus de flash d’appoint intégré au boîtier. Il est livré en accessoire à visser sur un pas propriétaire, ce qui est très peu pratique. On n’a jamais le flash disponible en cas de besoin pour du fill-in par exemple. D’ailleurs le NEX-5R ne permet pas d’utiliser flash et viseur optionnel à la fois, il faut choisir…

Le NEX-7, fleuron de la marque, est quant à lui doté d’une griffe flash propriétaire, héritée de Konica-Minolta. Cette griffe empêche d’utiliser des accessoires comme des transmetteurs radios par exemple ou un simple niveau à bulle. Il faut systématiquement passer par un adaptateur.

Le Sony NEX-6 corrige ces défauts en proposant un viseur électronique de qualité, un petit flash intégré bien pratique (il est possible de déporter son flux lumineux vers le haut en le guidant à la main) et une griffe flash ISO.

Chasse au sanglier

Chasse au sanglier dans le département du Cher. NEX-6 + 16-50 mm

…mais persistent quelques oublis.

– L’un des grands défauts du NEX-6 est l’absence de chargeur indépendant. La batterie de l’appareil se charge par une prise Micro USB directement reliée à l’appareil. Il est très pratique en voyage de disposer de cette fonction mais il est inadmissible que Sony se permette pour un tel produit de ne pas fournir de chargeur. L’acquisition d’un chargeur est pour moi indispensable. La consommation du NEX-6 est importante entre la visée électronique, l’écran et la fonction vidéo. Posséder deux batteries n’est pas un luxe car une journée intensive de photographie vient facilement à bout d’une batterie pleine. Il est donc très pratique de pouvoir recharger une batterie tout en utilisant son appareil. La référence du chargeur est BC-VW1. Très cher chez Sony, moins chez les génériques. Dans sa grande bonté, Sony a prévu un affichage précis en pourcentage de l’autonomie de la batterie (c’est un défaut récurrent de l’Olympus OM-D E-M5 de n pas afficher précisément le niveau de la batterie).

– Si vous achetez le NEX-6 en kit avec le 16-50 mm, il sera livré sans bouchon de boîtier ni de bouchon arrière pour l’objectif. Mesquin et même débile quand on axe la publicité de ce produit sur une pratique experte voire professionnelle. D’autant que le prix de ces deux morceaux de plastique n’est pas anodin. Encore une fois, très cher chez Sony, moins chez les génériques…

– Le NEX-6 possède un premier rideau électronique mais le second est mécanique. Le bruit de déclenchement est donc bien (trop!?) présent et il n’existe malheureusement pas de mode silencieux. J’espère que son successeur corrigera ce défaut.

– En mode autofocus, quel que soit le réglage (ponctuel ou continu), l’appareil fait constamment la mise au point sans attendre l’appui sur le déclencheur à mi-course. Sony part du principe que ce sera plus facile et plus rapide pour vous d’évaluer la scène avec une pré-mise au point. Il n’est pas possible de couper cette fonction désagréable excepté en passant en mode manuel… Sony a commis là une belle erreur en ne permettant pas de débrayer cette fonction qui est désagréable et gourmande en énergie. A revoir d’urgence dans un prochain firmware !

– Comme sur le NEX-7, l’oeilleton du viseur se perd très facilement. Gaffer obligatoire. Idem pour les passants de la dragonne qui ne sont pas bien pensés et qui frottent contre le boîtier, rayant la peinture.

– Un autre défaut du NEX-6 est l’absence d’entrée audio jack pour un micro externe. Cette caractéristique est réservée au NEX-7. La prise de son se fera donc par le micro intégré stéréo, par un enregistreur autonome ou par le microphone stéréo ECM-XYST1M qui se connecte sur la nouvelle griffe flash. Il est dommage que Sony ait fait le choix de ramener la griffe flash dans une norme ISO pour ensuite y créer un système propriétaire afin d’y placer des accessoires… D’autant plus dommage que la fonction vidéo sur ce produit est loin d’être accessoire. Le mode vidéo du NEX-6 adopte le format AVCHD 2.0 et offre un Full HD progressif 50/25p (différents tests ont par contre montré la présence de moiré sur les images).

– La lecture des vidéos sur l’appareil n’est pas très facile car les médias sont rangés par dossiers. Il faut d’abord accéder au dossier vidéo pour pouvoir les lire et refaire la manipulation pour retourner au dossier photo.

– L’option GPS a été oubliée, ce qui est vraiment dommage sur un produit aussi nomade. J’apprécierai de pouvoir taguer automatiquement mes images avec les coordonnées GPS du lieu de prise de vue. L’excuse de la consommation électrique n’en est pas une. Il me suffirait de désactiver cette fonction au besoin. Quel oubli !

– Il est impossible de démarrer l’appareil en mode lecture, ce que Canon ou Ricoh proposent sur leurs compacts et qui se révèle très pratique. En effet, quand vous allumez l’appareil pour regarder une image, le zoom 16-50 se déploie automatiquement pour être prêt à la prise de vue, ce qui consomme inutilement de la batterie. Il est dommage qu’un appui long sur la touche lecture ne permette pas d’allumer l’appareil pour visionner ses photographies sans que le zoom ne se déploie.

– Il manque également des fonctions comme la possibilité de changer le nom des images par défaut ou encore de placer directement dans les données Exifs de ses images le nom du propriétaire de l’appareil et le ©. Canon, Nikon, Olympus nous ont habitué à bénéficier de ce marquage, Sony devrait en faire de même. De même, il est n’est pas possible de personnaliser finement le boîtier. Contrairement aux concurrents, les molettes ne peuvent pas être inversées en sens de rotation ou en fonction par exemple.

Oies en vol à Marken

Oies en vol à Marken (Pays-Bas). NEX-6 + 35 mm f/1.8

Le Sony NEX-6 est donc un appareil intéressant comme boîtier principal expert ou pour seconder un boîtier reflex professionnel. Sa taille très compacte est un vrai atout. Sony a réussi à placer un grand capteur dans un boîtier très compact doté d’un viseur, d’une griffe flash ISO et de deux molettes. En travaillant en mode Raw, il est possible de mixer des photographies issues d’un Canon EOS 5D Mk III et celles du Sony. Pas dénué de défauts, cet appareil reste pour moi très convaincant. Il permet d’avoir toujours sur soi un appareil de qualité, léger et discret, permettant une approche photographique différente à un utilisateur habitué aux reflex. L’avenir du système s’inscrit d’ailleurs dans le full-frame, Sony ayant déjà présenté un caméscope NEX plein-format avec monture E. On attend avec impatience l’appareil photo.

Edit 16/10/2013 : Sony dévoile enfin des boîtiers full-frame avec une monture E : les A7 et A7R. Les optiques conçues pour les capteurs APS-C des NEX seront compatibles sur ces appareils avec un recadrage automatique débrayable.
Edit 15/11/2013 : J’ai fini par trouver un caisson étanche abordable pour le NEX-6. Il s’agit d’un caisson de la marque Skyblue (la construction est la même que la marque Thanko). Il est étudié pour une profondeur maximale de 40 mètres et il se commande facilement chez Pixidive.com. Très bien construit, il permet d’utiliser le 16-50 mm ou le 35/1.8 tout en ayant accès à la quasi totalité des commandes. Je l’ai testé récemment en piscine jusqu’à 6 mètres et il s’est parfaitement comporté. A suivre !
Edit 15/12/2013 : Mise à jour de l’article suite à l’usage quotidien de l’appareil sur une longue période et à une comparaison pendant quelques mois avec son concurrent direct chez Olympus : l’OM-D E-M5.
Edit 07/10/2014 : Mise en ligne de deux reportages réalisés au NEX-6 : Des machines et des hommes et la Bulgarie, terre d’accueil de réfugiés syriens.

Voir Varanasi et mourir

Située dans l’Etat de l’Uttar Pradesh, Varanasi est la plus sacrée des sept villes saintes d’Inde.
Cette ancienne cité accueille chaque année de nombreux pèlerins qui viennent se laver dans le Gange quotidiennement à l’instar des habitants. Des hindous viennent également y attendre la mort. Mourir à Varanasi permettrait d’atteindre le « moksha », la libération du cycle des réincarnations. Les cendres du défunt sont alors immergées dans le fleuve.

Un homme rame à bord d’une barque sur le Gange et regarde au loin la ville de Varanasi.