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Clément Chabin, ferronnier d’art

Atelier de ferronnerie d’art de Clément Chabin à Dun-sur-Auron (Cher). Le fer forgé est une tradition familiale depuis 1929 dans la famille Chabin. L’arrière grand-père de Clément, Alphonse Chabin, achète alors la forge. Les activités principales de l’entreprise sont la maréchalerie et les travaux de forge de l’époque. Marcel Chabin, le grand-père, reprend l’entreprise en 1951 et développe la ferronnerie d’art, la serrurerie et le commerce des machines agricoles qui commencent à remplacer les chevaux. François Chabin, le père de Clément, continue la tradition en 1984 et s’oriente pleinement vers la ferronnerie d’art et le mobilier. En 2013, son fils Clément lance son activité et perpétue ainsi la tradition du fer forgé et le feu sacré de 4 générations.

La laine du Boischaut

Dans le centre de la France, une chaîne courte de production a été mise en place pour créer une laine à tricoter naturelle et de qualité : la laine du Boischaut.
Issue d’un élevage de mouton dans le Cher, la laine est lavée dans l’Allier voisin puis filée en Creuse. Un triangle d’or sur trois départements qui permet de valoriser un produit en milieu rural sur un périmètre restreint.

La laine du Boischaut

Un élevage mené en agriculture biologique

L’élevage de moutons qui fournit la laine est implanté à la ferme de Maison Rouge, à Vesdun, petit village du Boischaut. Au coeur d’un paysage de bocage, Jean Paul Chauvelot élève un troupeau de 400 brebis charollaises en agriculture biologique. La viande est la première activité de cet agriculteur, la laine vient en appoint.

Une laine de moins en moins rentable

Chaque année, Jean Paul fait tondre ses moutons et revend la laine à un grossiste. En 2008, l’éleveur s’inquiète de la chute du cours de la laine, le prix au kilo (35 centimes à l’époque) ne permettant même pas de récupérer le coût de la tonte (environ un euros cinquante par tête pour 2 kilos de laine en moyenne). Claire Salin, sa belle-fille, va alors avoir l’idée de valoriser elle-même ce produit.

La laine du Boischaut
 
L’idée de la valorisation

Issue de l’école Boulle, cette jeune femme a créé à Vesdun la « Manufacture », un atelier de création en mobilier et sculpture. Elle s’intéresse à ce nouveau matériau et comprend très vite l’intérêt de proposer une laine « de pays », produite dans des conditions respectueuses de l’environnement. Elle propose à Jean Paul de trier sa laine et de lui en racheter une petite quantité de la meilleure qualité possible, le reste partant chez le grossiste. Elle suit en compagnie de Jean Paul une formation pour apprendre à trier la laine et appréhender les techniques d’élevages adaptés à cette production grâce à une association basée dans le Limousin.

La tonte des moutons

La tonte des brebis a lieu début juillet tandis que les agneaux sont tondus en fin d’été. Une brebis de 60 kilos tondue donne 2 kilos de laine en moyenne. Le tondeur porte des chaussons adaptés. Il tond environ 150 moutons par jour à l’aide d’une tondeuse électrique et est payé un euro cinquante par tête. Il peut blesser l’animal avec son appareil et doit donc être très précis. Au terme des tontes, la laine sélectionnée représente en moyenne 200 kilos sur l’année.

L’étape cruciale du tri

L’étape du tri est cruciale pour obtenir un produit intéressant. Lors de la tonte, la laine est triée afin de ne conserver que la meilleure qualité. Trop fin, le fil manque de résistance. Pas assez fin, il manque de douceur. Seul un œil averti peut dissocier les qualités de fil. La couleur est aussi très importante, il faut que la laine ne soit pas trop jaune. Durant la tonte des moutons, Claire installe les toisons sur une table de tri et les inspecte. Elle sélectionne la meilleure laine, qui lui garantira un bon résultat une fois lavée et filée.

Laine du Boischaut
 

L’une des dernières entreprises de lavage de laine en France

Une fois triée, cette laine est rangée dans des ballots afin d’être acheminée à Souvigny, près de Moulins dans l’Allier, pour être lavée par l’entreprise « Lavage de laine de Souvigny », une des toutes dernières entreprises de lavage de laine en France. Cette structure permet de laver des lots de petites quantités. Le lavage se fait sans produit chimique, à l’eau chaude avec un savon biodégradable dans des machines vieilles d’un demi-siècle. Naturellement grasses, les toisons retiennent poussières et débris végétaux. La laine brute est lavée en cinq phases : le trempage, le dégraissage, le lavage, le rinçage puis le sèchage. Une fois débarrassée du suint des moutons et des crasses, la laine est compactée et conduite à Rougnat dans la Creuse pour y être filée. 200 kilos de laine tondue donnent 100 kilos de laine lavée.

Laine du Boischaut
 
La filature de Rougnat

La Creuse est un département dans lequel la tradition de la production de laine est encore vive. La filature Fonty en est l’une des représentantes. Sensible aux initiatives locales, l’entreprise favorise l’utilisation des matières naturelles. La laine est décompactée grâce à un sytème à air comprimé puis mélangée à des huiles essentielles et un adoucissant. Aucun additif n’est ajouté lors de la transformation : pas de blanchiment ni de teinture. Elle passe ensuite dans la carde : des tambours garnis de très fines pointes d’acier, tournant à grande vitesse, qui divisent et parallélisent les fibres de laine et retiennent les impuretés végétales. Elle est ensuite filée. L’opération consiste en étirages successifs par les métiers à filer. Le fil subit une torsion et est retordu avec plusieurs autres fils, afin de le rendre plus solide et surtout plus régulier. Assemblé en écheveaux, le fil est alors rangé en pelotes et conditionné. Le résultat se présente sous forme de jolies pelotes de laine de couleur naturelle (à 3 ou 4 fils) de 50 grammes. Les 100 kilos de laine lavés sont ainsi transformés en 1800 pelotes grâce au savoir faire des 18 employés de la filature.

Laine du Boischaut
 
Les pelotes de laine du Boischaut

Les pelotes sont vendues à « la Manufacture », l’atelier de Claire Salin à Vesdun. Claire fabrique même des aiguilles à tricoter en bois pour accompagner ce produit. Elle expose la laine sur les marchés où les adeptes du tricot découvrent cette « laine de pays » de qualité, rustique et non traitée.

Laine du Boischaut
 

Valoriser un produit local avec une filière de qualité

Cette laine du Boischaut est le résultat d’une filière de qualité mise en place par Claire qui souhaitait valoriser un produit dont les cours chutent chaque année. Elle a trouvé des entreprises à l’écoute de sa demande, permettant cette production locale en petite quantité mais de qualité et née en milieu rural. Toutes les opérations ont lieu à moins de 80 kilomètres de Vesdun. Claire achète deux euros le kilo de laine à Jean-Paul alors que le cours en 2013 est de 80 centimes.

L’éleveur Jean Paul Chauvelot est donc très satisfait de cette nouvelle façon de valoriser la laine de ses moutons et voit dans cette laine du Boischaut « un bel exemple de ce que devrait être l’agriculture aujourd’hui en France : une agriculture paysanne, à échelle humaine, qui s’adapte et s’intègre dans l’espace et la société de manière pérenne à la différence de l’agriculture dite productiviste. »

Perdre pied

Perdre pied

Pour de nombreuses personnes, l’eau représente un milieu à la fois attirant mais aussi intimidant.

Attirant pour la plupart car le simple fait de parler de cet élément évoque d’agréables moments tels que les barbotages dans la baignoire ou sa première rencontre avec l’océan.
Intimidant pour d’autres parce que l’eau reste un milieu étranger représentant de vrais dangers comme celui de se noyer. Les raisons d’avoir peur dans l’eau sont nombreuses, et appartiennent à l’histoire et à l’expérience de chacun. Chacun ressent « sa » peur, sa peur de ne pas savoir respirer, sa peur de ne pas flotter, sa peur de la grande profondeur…
Cette peur ressentie au contact de l’eau serait un phénomène courant : un Français sur cinq ne se sentirait pas à l’aise dans cet élément. Ils ont une véritable appréhension du milieu aquatique. Plutôt paradoxal alors que les piscines municipales sont de plus en plus nombreuses sur le territoire et s’inscrivent dans le quotidien des gens. Il est fréquent aujourd’hui qu’une première immersion dans une grande étendue d’eau se réalise en piscine, à l’image du succès des bébés nageurs.

C’est dans ces mêmes océans de poche chlorés que certaines personnes décident d’essayer d’apprendre à maîtriser leur peur de l’eau, de se relaxer dans cet élément qui leur paraît parfois si peu naturel. Car même dans ce monde de silence, l’eau crée souvent des surprises.

Perdre pied

Perdre pied

Perdre pied

Perdre pied

Perdre pied

Nos guerres d’Algérie

Lancement de « Nos guerres d’Algérie », une mini-série à suivre sur France 3 du 26 juin au 10 juillet. Quatre témoignages sur la transmission de l’histoire de la guerre d’Algérie sont déclinés en quatre films multimédia de 6 minutes dont j’ai réalisé les photographies et les vidéos. Une plateforme documentaire rassemble ces modules accompagnés d’analyses d’historiens sur le site web de France Télévisions.

Nos Guerres d'Algérie

Montage. Antoine Ferrando
Production. Hans Lucas

Nos Guerres d'Algérie

Nos Guerres d'Algérie

Nos Guerres d'Algérie

Nos Guerres d'Algérie

Congrès du Front National à Tours

Congrès du Front National à Tours les 15 et 16 janvier 2011. Jean-Marie Le Pen quitte ses fonctions de président qu’il occupe depuis 1972. Sa fille Marine Le Pen est élue avec plus de 2/3 des voix face à Bruno Gollnisch.

Congrès du FN à Tours. Un adhérent du parti explique à des journalistes télé son choix de vote.


Une adhérente explique à des journalistes télé sa vision de l’avenir du parti.


Un adhérent lit un journal de la presse quotidienne régionale qui dévoile les résultats des votes

Les métiers d’élus

J’ai récemment réalisé dix-neuf portraits de maires du Loir-et-Cher pour le festival des Promenades Photographiques de Vendôme édition 2010.
Peu habitués aux prises de vue, tous les élus contactés ont accepté de me rencontrer et d’être photographiés. Vigneron, architecte, facteur, retraité… Ces hommes et femmes mènent en parallèle vie professionnelle et familiale, difficile équilibre entre temps de travail et temps d’élu représenté en diptyque.
Un travail à retrouver au marché couvert de Vendôme du 18 juin au 19 septembre 2010.

Catherine Lockhart, maire de Vendôme (Loir-et-Cher).

La nature s’écrit

L’abbaye de Noirlac, centre culturel de rencontre situé dans le Cher, organise les 30 et 31 mai prochains « les Futurs de l’écrit » : une manifestation dédiée aux différentes écritures artistiques (expositions, vidéos, lectures, concerts, pièces de théâtre, installations-spectacles, blog, livres..).

Les restitutions de vingt « chantiers artistiques », démarrés en septembre 2008 et réunis autour de la thématique de l’engagement, vont être présentées au public.
C’est dans le cadre de l’un de ces chantiers que Jean-François Jeannet, artiste et directeur de la galerie Autres Rives à Bourges, m’a invité à photographier les réalisations d’un atelier de land art mené avec des personnes percevant les minima sociaux en collaboration avec l’artiste Florence Lemonnier et le poète Stéphane Branger. Je suis donc descendu à Bourges une fois par mois depuis septembre pour réaliser des photographies, enregistrer des sons d’ambiance ou de lectures.

Ce travail mêlant photographies, vidéos et poésies sera projeté dans le parloir de l’abbaye de Noirlac pendant « les Futurs de l’écrit ».

« Quand la nature s’écrit…
Découvrir un lieu, les marais de Bourges, en donner une lecture plastique sous forme de création land art associée à une création de textes. Un témoignage photographique pour garder la trace de cette aventure. » Stéphane Branger

Projection : Land art (Futurs de l’écrit édition 2009)

Photo/vidéo/son/montage. Joseph Melin