Archives par étiquette : Art

Caran d’Ache, mines d’art

De Picasso à Pef, en passant par Miró et Karl Lagerfeld, tous plébiscitent les crayons colorés de Caran d’Ache, maison suisse fraîchement centenaire.

Le secret le mieux gardé de Genève ? Loin des banques à gros sous, le savoir-faire d’une manufacture résiste ardemment à la délocalisation de ses crayons. A quelques centaines de mètres de la frontière française, ses bâtiments s’imbriquent comme des cubes au milieu d’un parking. Une fois passé la porte, c’est une autre histoire. Plaquée aux murs et placée sous vitrines, une collection de boîtes métalliques rutilantes dessine les courbes et les saillies du massif du Jura. Dans la région, tout le monde y va de son anecdote sur l’origine de ce nom. Karandash, « crayon » en russe, surnom du caricaturiste français Emmanuel Poiré (1858-1909) ou mot doux prononcé un jour par la maîtresse de l’un des fondateurs ? Peu importe. Près de 300 personnes participent avec discrétion au succès de la maison Caran d’Ache, née en 1915. Recherche, fabrication, emballage, tout est fait sur place… Suite

Texte. Gentiane Lenhard pour Le Parisien Magazine.

Clément Chabin, ferronnier d’art

Atelier de ferronnerie d’art de Clément Chabin à Dun-sur-Auron (Cher). Le fer forgé est une tradition familiale depuis 1929 dans la famille Chabin. L’arrière grand-père de Clément, Alphonse Chabin, achète alors la forge. Les activités principales de l’entreprise sont la maréchalerie et les travaux de forge de l’époque. Marcel Chabin, le grand-père, reprend l’entreprise en 1951 et développe la ferronnerie d’art, la serrurerie et le commerce des machines agricoles qui commencent à remplacer les chevaux. François Chabin, le père de Clément, continue la tradition en 1984 et s’oriente pleinement vers la ferronnerie d’art et le mobilier. En 2013, son fils Clément lance son activité et perpétue ainsi la tradition du fer forgé et le feu sacré de 4 générations.

Tzuri Gueta : la silicone allée

Tzuri Gueta métamorphose le silicone en bijoux et textiles haute couture. Nous l’avons rencontré à l’occasion du Salon des métiers d’art et de la création*, à Paris.

Dans le monde merveilleux de Tzuri Gueta, les perles de sautoir ressemblent à des oursins, les bagues forment des roses des sables et des écailles, plus vraies que nature, plaquent leurs reliefs sur le col des robes.
Ses étoffes sculptées et ses bijoux attirent depuis quelques années les grands noms de la mode.
« Nous travaillons avec Jean Paul Gaultier, Stéphane Rolland et, depuis trois ans, nous faisons des recherches pour Balenciaga et Givenchy.
Les créateurs ont la maîtrise des textiles traditionnels. S’ils ignorent nos techniques, ils se les approprient vite. » Né en Israël il y a quarante-trois ans, Tzuri Gueta est ingénieur textile. Arrivé en France en 1996, il travaille avec Thierry Mugler, s’intéresse rapidement à l’alliance entre les textiles et le silicone, une matière « très proche de notre peau », d’après lui… Suite
* La fondation Ateliers d’art de France présente Révélations, le ­Salon des métiers d’art et de la création organisé au Grand Palais du 11 au 15 septembre 2013. C’est dans ce cadre que Tzuri Gueta a conçu une serre où se mêlent végétation de silicone et plantes vivantes.

Texte. Mathieu Labonde pour le Parisien Magazine

Tzuri Gueta

Tzuri Gueta

Tzuri Gueta

Tzuri Gueta

Tzuri Gueta

Tzuri Gueta

Sublimations au Crédac

L’exposition « Sublimations » de Mathieu Mercier au Crédac, centre d’art contemporain installé dans l’ancienne Manufacture des œillets à Ivry-sur-Seine.

Salle du musée où sont associés des objets d’usage courant à des représentations d’outils de mesure.

Salle du musée où est composée une scène urbaine.

Salle du musée d’histoire naturelle où est présentée une oeuvre constituée d’un couple d’axolotls.

Salle du musée où sont associés des objets d’usage courant à des représentations d’outils de mesure.

Salle du musée où sont associés des objets d’usage courant à des représentations d’outils de mesure.

Vernissage au MAC/VAL

Vernissage au MAC/VAL à Vitry-sur-Seine le 21 octobre 2011. L’exposition monographique de Jesper Just, artiste vidéaste danois, est présentée au public ainsi que les oeuvres du collectif BLG et des artistes en résidence Carlos Amorales, Tomás Espina et Martin Cordiano.

Au travers de son exposition « This Unknown Spectacle », Jesper Just propose au public une expérience artistique et cinématographique inédite. Par la qualité de l’éclairage, l’étrangeté des décors, l’absence d’une narration évidente et le refus de tout dialogue, ses films se transforment en de captivants « poèmes visuels », en d’étranges tableaux en mouvement.

Tomás Espina et Martin Cordiano réalisent au cours de leur résidence au MAC/VAL une nouvelle installation intitulée Dominio. Ce mot espagnol aux multiples significations fait à la fois allusion à la propriété, à la domination, au domaine public… À partir d’un texte de Roberto Espina, écrit pour le théâtre, « Dominio » est la reconstitution d’un intérieur qui a subi une destruction et aurait été complètement réparé suite à une catastrophe. C’est pour confronter le visiteur à ses propres angoisses, lui faire perdre ses repères que les deux artistes fabriquent une installation qui active puissamment nos émotions.

Alexia Fabre & Frank Lamy

Portrait d’Alexia Fabre et Frank Lamy, conservatrice en chef et chargé des expositions temporaires au MAC/VAL (Vitry-sur-Seine), commissaires de la Nuit Blanche 2011.

Alexia Fabre et Frank Lamy, conservatrice en chef et chargé des expositions temporaires au MAC/VAL (Vitry-sur-Seine), commissaires de la Nuit Blanche 2011.

La nature s’écrit

L’abbaye de Noirlac, centre culturel de rencontre situé dans le Cher, organise les 30 et 31 mai prochains « les Futurs de l’écrit » : une manifestation dédiée aux différentes écritures artistiques (expositions, vidéos, lectures, concerts, pièces de théâtre, installations-spectacles, blog, livres..).

Les restitutions de vingt « chantiers artistiques », démarrés en septembre 2008 et réunis autour de la thématique de l’engagement, vont être présentées au public.
C’est dans le cadre de l’un de ces chantiers que Jean-François Jeannet, artiste et directeur de la galerie Autres Rives à Bourges, m’a invité à photographier les réalisations d’un atelier de land art mené avec des personnes percevant les minima sociaux en collaboration avec l’artiste Florence Lemonnier et le poète Stéphane Branger. Je suis donc descendu à Bourges une fois par mois depuis septembre pour réaliser des photographies, enregistrer des sons d’ambiance ou de lectures.

Ce travail mêlant photographies, vidéos et poésies sera projeté dans le parloir de l’abbaye de Noirlac pendant « les Futurs de l’écrit ».

« Quand la nature s’écrit…
Découvrir un lieu, les marais de Bourges, en donner une lecture plastique sous forme de création land art associée à une création de textes. Un témoignage photographique pour garder la trace de cette aventure. » Stéphane Branger

Projection : Land art (Futurs de l’écrit édition 2009)

Photo/vidéo/son/montage. Joseph Melin