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Visite privée dans la cité du Jeans Jules

Bienvenue à Amsterdam, nouvelle cité du jean ! Au Blue Lab, des spécialistes réinventent la mythique toile bleue. Parmi eux, Guislain Dumont, « monsieur pantalon » de la marque Jules.

Vous croyez que le jean est originaire des Etats-Unis ? Raté ! La toile naît à Gênes, en Italie, puis s’exporte et se modernise à Nîmes. Depuis 2009, c’est dans un ancien hangar à tramway du quartier Oud-West d’Amsterdam, aux Pays-Bas, que se construit la « Denim City ». Dehors, le temps est peu clément. A l’intérieur, sous les verrières monumentales, les rouleaux de toile colorent les murs clairs. Du bleu brut, du ciel, de l’uniforme, du grisé, du bien épais, du presque voile… du jean dans tous ses états. Dans cette maison du denim, étudiants, industriels et créatifs de griffes comme Jules, Pepe Jeans, Tommy Hilfiger ou Calvin Klein se croisent. Au sein du Blue Lab, tous planchent sur les incessants liftings de cet indémodable.
Les toiles sont teintes, lacérées…

Car, pour rester dans le vent, le jean se plie aux expérimentations les plus folles. Chaque saison voit fleurir de nouveaux modèles, plus légers ou plus bruts, totalement élastiques, aussi doux que des joggings. Les toiles sont passées à la loupe, malmenées, teintes, lacérées… Jules, la marque française à petits prix réservée aux hommes, en a même fait son cheval de bataille, sous l’impulsion de Guislain Dumont, 39 ans, responsable des collections des pantalons en jean.
Un jean, c’est 8 kilomètres de fil ! Suite

Texte. Gentiane Lenhard pour Le Parisien Magazine.

Sauvegarder ses photographies

Le disque dur est devenu un outil de sauvegarde très utilisé par les photographes professionnels, remplaçant CD, DVD ou bande magnétique. Malheureusement, ce support de plus en plus bon marché reste fragile. En attendant l’arrivée de solutions plus sûres, composées de moins de mécanique comme le SSD par exemple (encore trop cher pour être démocratisé), il est plus prudent d’effectuer de nombreuses sauvegardes de son travail. Les photographes sont malheureusement assez peu sensibilisés à ce problème et ne s’y intéressent qu’après une perte d’archive conséquente.

La marque Apple,dont je suis utilisateur, facilite la notion de sauvegarde avec son génial Time Machine mais personnellement je suis trop méfiant pour complètement me fier à ce système et préfère doubler à cette sauvegarde automatique une sauvegarde manuelle fréquente et complète de mon disque dur principal.

Dans mon flux de travail, chaque photographie est d’abord conservée en triple durant son traitement (editing, catalogage, retouche) grâce à Time Machine et au fait que je conserve les originaux sur ma carte mémoire pendant les quelques jours nécessaires à ce travail. Ensuite, lors de l’archivage, les photographies sont placées sur trois disques durs distincts dont un qui se trouve à un lieu différent de mon bureau.
J’ai fait le choix de disques durs Lacie Quadra 500 Go et 1 To. La marque achète des disques durs haut de gamme type Seagate ou Western Digital et les place dans un boîtier aluminium de bonne qualité avec une alimentation fiable. L’intérêt réside dans le choix de l’interface de connection (USB, Firewire 400-800 et eSATA), assurant un minimum de pérénnité face à l’évolution des connectiques (le Firewire 400 ayant déjà quasi-disparu). Un autre avantage de cette solution est de disposer de blocs d’alimentation externe de qualité (principale faiblesse des boîtiers externes) qu’on peut d’ailleurs commander à l’unité sur le site Lacie.

disque dur Lacie quadra

J’ai placé ces disques durs dans un rack afin qu’ils prennent le moins de place possible sur mon bureau. Un disque sert en Time Machine, l’un double mon disque dur de travail en sauvegarde manuelle, un troisième contient mes archives photo et un quatrième est sa copie parfaite. Un cinquième, placé dans un autre lieu, contient la sauvegarde manuelle du disque dur de travail et les archives photo. Il est mis à jour tous les mois environ.

disque dur Lacie quadra

Dans un monde de la sauvegarde parfaite, je devrais varier mes supports mais je trouve CD et DVD bien peu pratiques à l’heure des fichiers RAW de 21 Mpix et finalement peu fiables. Le Blu-Ray paraît intéressant mais Apple refuse de l’adopter. Un serveur ou une solution RAID sera certainement à envisager avec l’augmentation progressive de la taille de mes archives mais pour l’instant cette solution me convient et je n’ai encore jamais perdu d’images depuis l’adoption de cette méthode de sauvegarde.
Pour prolonger la réflexion sur la méthode et les supports d’archivage, je vous recommande la lecture de l’excellent DAM book, récemment traduit en français par Gilles Theophile et Volkert Gilbert.