Archives par étiquette : 2009

Ernest se met au bodybuilding

Le magazine Ernest publie le sujet Le bodybuilding, une sorte de liberté réalisé en compagnie du journaliste Simon Pittet dans son édition hiver 2014 spécial sport.

Ernest hiver 2014

Ernest hiver 2014

Ernest hiver 2014

Keffieh made in Palestine

Symbole de la cause palestinienne, le keffieh est aujourd’hui aussi un accessoire de mode incontournable. Les ventes mondiales explosent mais la dernière usine palestinienne basée à Hébron en Cisjordanie peine à faire face à la concurrence du « made in China »… Un sujet réalisé en collaboration avec le journaliste Simon Pittet.

Yasser Hirbawi dans son usine de keffieh à Hébron.


Sur un vieux fauteuil tassé par les années trône un vieil homme coiffé d’un keffieh noir et blanc. Il dort. Après un demi-siècle passé dans son usine, le fracas métallique des métiers à tisser ne dérange plus la sieste de Yasser Hirbawi. Tout au contraire. Joda, son fils, s’amuse : “c’est quand elles s’arrêtent qu’il se réveille.”
“C’est en 1960 que j’ai acheté mes premier métiers à tisser japonais et ils fonctionnent toujours. Je les avais fait venir par la Syrie” relate fièrement ce natif d’Hébron qui, à 80 ans, veille toujours sur son troupeau de machines bruyantes.
La première Intifada, une période extraordinaire
Les années suivant l’ouverture de l’usine, le nombre de machines et d’employés augmentent au rythme des affaires. C’est l’âge d’or du keffieh “made in Palestine” et rien ne peut arrêter la croissance de la “Hirbawi Textile Factory”. Pas même la première Intifada qui éclate en 1987. “À cette époque nous étions presque les seuls à occuper le marché”, explique Joda, le fils du fondateur. C’était une période extraordinaire. Tout le monde achetait nos keffiehs!”
De 1000 à 100 pièces par jour
Les choses ont bien changé en 2009. En deux décennies, la production s’est écroulée de 1000 à 100 pièces par jour. Des 70 collaborateurs d’autrefois, il n’en reste que 3. La plupart des machines se sont tues. “C’est à cause des keffiehs chinois! Il sont beaucoup moins chers.” se fâche le vieil homme. Et son fils de préciser: “Au débuts des années 2000, lors de la seconde Intifada, les produits chinois ont commencé à envahir le marché palestinien. Mais ça fait cinq ans que nous avons vraiment senti le changement.”
À la concurrence croissante des produits asiatiques – chinois mais aussi indiens – s’ajoute un rétrécissement des débouchés. Avec le verrouillage de la Cisjordanie, les Hirbawi ne peuvent écouler leurs marchandises ni dans la bande de Gaza ni en Israël. Joda constate :”le keffieh est un bien durable et le marché palestinien est totalement saturé. Seul les touristes en achètent encore. C’est vraiment difficile.”
Inaction de l’Autorité palestinienne
Ce qui révolte le plus Yasser Hirbawi c’est l’inaction de l’Autorité Palestinienne. Le vieil homme fait tournoyer dans ses mains un trousseau de clés imposant et s’indigne :”Ils auraient du mettre davantage de barrières à l’importation pour protéger l’industrie locale. Pour nous protéger!” Joda poursuit: “les produits chinois sont seulement taxés 17% à l’importation. Ce n’est pas suffisant.” Mettant en doute la fibre patriotique des dirigeants palestiniens Joda s’interroge : “D’où proviennent tous les keffiehs distribués ces jours-ci par le Fatah à son congrés de Bethléem? En tous cas pas de chez nous!”

Reportage multimédia : Keffieh « made in palestine »

Interprète. Qais Arafat
Photo. Joseph Melin
Vidéo/montage. Simon Pittet

Le bodybuilding, « une sorte de liberté »

Trois hommes. Tout les sépare : leur culture, leur passeport et leur niveau de vie. À Tel-Aviv, Ramallah ou Jérusalem, ils partagent pourtant une passion : le culturisme. Dans une région marquée par les violences et les frustrations, le corps de chacun représente un ultime espace de liberté.

À Tel-Aviv, le corps est roi et la plage ponctuée d’installations de musculation. Maor Zaradez s’entraîne non loin de là dans une salle rutilante et climatisée. Ce Franco-Israélien a passé les trois ans de son service militaire à réparer des blindés et à porter de lourdes pièces métalliques. Une activité qui occupe aujourd’hui encore les journées de ce bodybuilder professionnel et Mister Israël 2007. Maor Zaradez dit avoir de nombreux amis bodybuilders palestiniens : « On fait du sport pas de la politique ».

Entraîner les forces du Fatah

« Je ne fais pas de politique ». Amjad Al Zain le dit aussi. Et ce ne sont pas que des mots. Cette star palestinienne du culturisme a très récemment repoussé une offre venant du gouvernement palestinien qui l’invitait à encadrer l’entraînement et l’alimentation des forces de sécurité du Fatah, le parti au pouvoir en Cisjordanie. Amjad Al Zain collectionne les titres et électrise les foules par exemple lorsqu’il concourt pour le titre de champion de Palestine.

« Si j’avais plus d’argent »

Dans une salle viellie de Jérusalem-Est, Muhannad Al Resheq s’entraîne obstinément sur des machines rudimentaires. Alternant les petits boulots et les courts séjours en prison, cet Arabe-Israélien peine à financer sa passion. « Si j’avais un peu plus d’argent, tu me verrais plus baraqué que ça ». À 30 ans, il vit avec sa mère, ses frères et sœurs – dont il a la charge – au cœur de la vielle ville de Jérusalem.

« C’est déjà une sorte de liberté »

Comment comprendre cet engouement croissant qui dépasse toutes les lignes de démarcation ? Khaled, un bodybuilder rencontré à Ramallah, a sa réponse : «Dans notre pays, il est difficile de se déplacer avec le morcellement des Territoires et les checkpoints. Par contre, tu peux faire du bodybuilding où et quand tu le souhaites. C’est déjà une sorte de liberté.»
Un sujet réalisé en collaboration avec le journaliste
Simon Pittet.

Photo. Joseph Melin
Son/montage. Simon Pittet

L’Académie du spectacle équestre

Lieu de spectacle et de formation, l’Académie du spectacle équestre a ouvert ses portes en 2003 dans la Grande Ecurie du Château de Versailles sous la direction de Bartabas. Des écuyers y apprennent le savoir équestre mais aussi la danse, le chant, l’escrime et le Kyudo, discipline japonaise de tir à l’arc.

Académie du spectacle équestre

Académie du spectacle équestre

Académie du spectacle équestre

Académie du spectacle équestre

Exposition « Droit dans les yeux » à la galerie Polka à Paris

Reportage pour Polka Magazine sur l’inauguration de leur nouvelle galerie, 12 rue Saint-Gilles à Paris.

exposition -Droit dans les yeux- à la galerie Polka

exposition -Droit dans les yeux- à la galerie Polka

exposition -Droit dans les yeux- à la galerie Polka

De retour de reportage en Israël et dans les territoires palestiniens

Policier et soldats israéliens en poste au tombeau des Patriarches à Hébron en Cisjordanie.

Les PocketWizard Plus II

J’utilise très souvent des flashes de reportage déportés pour des portraits en extérieur notamment.
Le fait d’éloigner le flash de l’appareil photo me permet de modeler la lumière à ma convenance en y ajoutant des accessoires de diffusion.
Photographe équipé en matériel Canon, mon choix s’est naturellement dirigé vers le transmetteur infrarouge de la marque : le ST-E2. En effet, contrairement à Nikon, Canon continue d’obliger les photographes à acheter un accessoire spécifique afin de déclencher des flashes sans fil (MAJ : le Canon EOS 7D permet enfin la commande à distance).

Canon ST-E2

Le ST-E2 permet de conserver tous les automatismes, l’E-TTL, la synchro haute vitesse, la correction d’exposition au flash, et bien d’autres fonctions mais il a quelques limites.
Le premier est la portée. Quand on l’utilise face au flash esclave en intérieur , la portée est bonne (environ 10 mètres) et le déclenchement se produit toujours parfaitement.
Par contre, dès que la prise de vue se passe en extérieur, le ST-E2 réagit déjà beaucoup moins bien. Les déclenchements se font en intermittence, surtout quand vous placez des accessoires importants devant le flash comme des boîtes à lumière. La portée chute également.
Autre défaut de cet accessoire, il utilise des piles 2CR5, assez peu communes.

Afin de pallier à ces défauts, j’ai décidé d’acheter des transmetteurs radio à la portée beaucoup plus importante et quasi insensibles aux accessoires posés devant le flash.
Plusieurs marques proposent ce type d’accessoire, les plus connus sont les Cactus V4 testés par le photographe Jérome Desfosses, les AlienBees utilisés par le photographe Antoine Doyen, les RadioPopper et enfin les réputés PocketWizard.
Certaines marques ne permettent le déclenchement des flashes qu’en manuel, d’autres commencent à proposer des automatismes comme RadioPopper ou PocketWizard.
Cette dernière propose des transmetteurs radio de bonne qualité mais assez chers comme les récents FlexTT5.
J’étais particulièrement intéressé par ces nouveaux transmetteurs conçus pour les flashes Canon, communiquant les informations E-TTL II et permettant d’augmenter la vitesse de synchro-flash. Malheureusement, ils ont rapidement révélé des portées insuffisantes dues aux interférence avec les flashes 580 EX. Ce défaut, ajouté à un prix élevé, m’a poussé à acheter finalement des transmetteurs « manuels » : les PocketWizard Plus II.

PocketWizard Plus II

Ils sont annoncés pour une portée de 500 mètres (!?), fonctionnent avec deux piles classiques LR06 AA et peuvent être utilisés sur 4 canaux différents. Les PocketWizard achetés aux Etats-Unis ou en Europe ne sont pas compatibles entre eux car les fréquences radio ne sont tout simplement pas les mêmes.
Après quelques essais, je dois dire être pleinement satisfait de ce système, tout manuel, simple et efficace. Un des transmetteurs se pose sur la griffe-flash du boîtier et l’autre est relié à la prise-synchro du flash cobra. Les flashes Canon 580 EX II sont d’ailleurs équipés d’un computer (cellule indépendante) qui permet de les déclencher en automatique si besoin.

Je recommande l’achat d’un accessoire bien pratique qui permet d’attacher le PocketWizard à un pied photo par exemple : le Caddy distribué par FlashZebra.
Un autre atout de ces transmetteurs radio est leur fonction de télécommande. Ils permettent en effet de déclencher un appareil photo à distance et sont ainsi très appréciés par les photographes de sport.
Seul bémol, la griffe des Pocket est en plastique et peu solide tandis que l’antenne semble assez fragile. Attention à bien les ranger.

Enfin, je garde toujours le câble Canon OC-E3 dans mon sac photo pour pouvoir déporter mon flash même faiblement quand je n’ai pas le temps d’installer mes PocketWizard. Il me permet en plus de conserver tous les automatismes.

câble Canon OC-E3

Le podcast Déclencheur a d’ailleurs présenté récemment les différentes solutions pour déporter un flash de reportage.