Archives de catégorie : Société

Le Vietnam, nouvel eldorado du chocolat

Marou Faiseurs de Chocolat est né du rêve un peu insensé de deux Français installés au Vietnam : créer à Hô-Chi-Minh-Ville, à partir d’ingrédients 100% locaux, un chocolat noir d’une très grande pureté, né de la rencontre de terroirs du sud Vietnam, et du savoir-faire des chocolatiers.
Samuel Maruta s’est lancé en 2011, avec Vincent Mourou, un Français rencontré lors d’un bivouac dans la jungle vietnamienne, dans la fabrication 100 % artisanale de chocolat. « La filière du café étant déjà très exploitée et comme nous sommes tous les deux fans de chocolat, quand on a découvert par hasard que le Vietnam produisait des fèves de cacao, on s’est dit ‘pourquoi pas ?' », raconte Samuel Maruta. Sans rien connaître à la technique requise pour travailler ces fameuses fèves, les deux compères, l’un ex-financier à la Société Générale et l’autre lassé du monde de la pub, ont commencé par transformer leur cuisine en laboratoire. A l’aide de vidéos sur YouTube, d’un four à gaz et d’un malaxeur, ils ont mis au point leur recette. Les voilà à la tête d’une fabrique de chocolat, située à Thu Duc, l’un des faubourgs d’Hô-Chi-Minh-Ville, qui produit 1000 tablettes par jour, soit deux tonnes de chocolat par mois. Leur chocolat, exclusivement noir, emballé à la main dans un papier kraft imprimé artisanalement, est vendu non seulement auprès des entreprises, hôtels et boutiques au Vietnam, mais aussi dans des épiceries fines des quatre coins du monde.

La Bulgarie, terre d’accueil de réfugiés syriens

Reportage réalisé en collaboration avec le journaliste Julien Descalles, publié dans l’édition du soir de Ouest-France en mars 2014.

Le pays le plus pauvre d’Europe a vu affluer ces six derniers mois onze fois plus de migrants, en majorité syriens, qu’en 2012. Après avoir risqué une crise humanitaire, la réouverture et la rénovation de bâtiments désaffectés, la mobilisation des ONG et l’aide financière de l’UE ont permis une légère amélioration des conditions d’accueil.

« Depuis notre arrivée en Bulgarie, ma fille aînée me répète que j’ai perdu son avenir. C’est vrai qu’ici, il n’y a rien à faire, qu’on est les uns sur les autres, que c’est sale, mais au moins on est en sécurité. En Syrie, on risquait tous les jours notre vie ou l’enlèvement. » Institutrice, Azab Zawhiri a fui Homs avec ses six enfants en septembre dernier, pour échapper à la fois à la répression du régime et aux menaces de mort des rebelles islamistes du front Al-Nosra. Un mois plus tard, après la traversée de la Turquie, la famille gagnait la Bulgarie, décrétée par les passeurs porte d’entrée la moins chère de l’eldorado européen. Soit, en moyenne, 500 dollars par personne.
Une fois la frontière franchie, les Zawhiri ont ainsi échoué au camp de Vrajdebna, à proximité de l’aéroport de Sofia. Soit une ancienne école désaffectée et rouverte à la hâte pour accueillir près de 400 migrants depuis l’automne. Dans chacune des salles de classe, six familles s’entassent, matelas au sol et draps dressés sur des cordes à linge pour préserver une fragile intimité. L’hygiène, elle, est insuffisante : l’eau chaude manque régulièrement, les toilettes ne sont pas assez nombreuses.

« On croyait avoir rallier l’Union européenne mais en fait, il n’y avait rien. Pas de nourritures, pas d’aide médicale, une douche tous les dix jours… Et cinq mois après, on est toujours ici à attendre », se désole Azab. Qui pour subvenir à ses besoins, n’a longtemps pu compter que sur le versement d’une pension de 32 euros par mois et la générosité locale. Colis de nourriture, vêtements, couches, ustensiles ménagers ou encore médicaments sont ainsi régulièrement distribués par la Croix-Rouge bulgare, les « Amis des réfugiés », groupe de bénévoles constitué sur Facebook ou la communauté syrienne bulgare.

Car depuis l’été 2013, le pays le plus pauvre de l’U.E fait face à une vague de migration inédite : en six mois, 11 000 migrants, en majorité syriens et kurdes, ont afflué, contre un millier les années précédentes. Mal préparées, les autorités bulgares et les 1 200 places d’accueil du pays ont rapidement été dépassées. A l’instar du centre de Vrajdebna, six autres garnisons ou écoles à l’abandon ont donc été rouvertes à la hâte.

Pourtant, après les coups de semonce du Haut commissariat pour les réfugiés et des ONG au début de l’hiver, la situation s’est peu à peu améliorée. A commencer par ces deux repas chauds – une popote peu ragoûtante préparée par l’armée bulgare –servis dans l’ensemble des centres d’accueil.



A Harmanli, à une quarantaine de kms de la frontière turque, la mue est ainsi en cours. « Au début, il y a eu beaucoup d’improvisation. Le pays manque d’expérience en matière d’accueil des migrants, tout était délabré, mais aujourd’hui, les conditions de vie sont moins précaires », souligne Denitsa Dimitrova, responsable régionale de la Croix-Rouge bulgare. Au centre le plus important du pays avec 1 200 pensionnaires, les toiles de tente et les matelas hors d’âge des premiers mois ont disparu, remplacés par 76 préfabriqués chauffés et des lits de camp. 150 familles y ont emménagé, les autres résidents trouvant refuge dans les trois bâtiments de cette ancienne caserne militaire.

Grâce aux fonds de soutien alloués par l’UE – 5,6 millions d’euros -, des travaux de rénovation y ont été lancés : les fenêtres en PVC ont succédé aux carreaux cassés, tandis que des douches supplémentaires et un lavoir sont en cours de construction. Dans l’une des bâtisses, des chambres individuelles dédiées aux mères célibataires, voient le jour. Les toilettes mobiles se sont multipliées, et une permanence médicale a été installée.

« Le lieu n’a rien à voir avec les premiers jours, se réjouit Rasheed, guide touristique à Damas, débarqué dans les Balkans en octobre. Il y a le chauffage, l’électricité, bien sûr, mais aussi des cours de maths et d’anglais assurés par des réfugiés. » De quoi tromper l’ennui dans un camp où les parties de foot ou de cartes restent les principales – les seules ? – distractions.

« Surtout, on ne vit plus aujourd’hui en prison : tout le monde a désormais sa « Green Card », qui permet de quitter le camp durant la journée. » témoigne Rasheed. Une première étape vers le statut de réfugié, ouvrant l’accès à toute l’Union européenne. « Pour la très grande majorité, la Bulgarie n’est qu’une étape. Ici il n’y a pas le moindre travail pour les nationaux, alors imaginez pour nous…  », soupire Ahmad, électricien de 26 ans en route pour Londres. Parmi les destinations les plus prisées des migrants : Royaume-Uni, Allemagne et Suède. Après des mois de flou administratif, la procédure semble d’ailleurs s’accélérer. Selon l’Agence nationale des réfugiés, dont le personnel a été multiplié par deux, 675 statuts auraient été accordés depuis le début de l’année.

Mais pour le gouvernement, la gestion de la crise semble également passer par une fermeture des frontières. Mises sous pression par la formation d’extrême-droite Ataka et une partie de la population sur « le qui-vive », selon le mot de deux habitantes d’Harmanli, les autorités ont décidé de la construction d’une clôture de 30 kms le long de la frontière bulgaro-turque. Livraison attendue courant mars.

Texte : Julien Descalles
Photos : Joseph Melin

Urgences à l’hôpital

Urgences saturées, manque de personnel, difficultés budgétaires, les hôpitaux cherchent un nouveau modèle à l’image du Centre Hospitalier Universitaire de Rouen.

CHU Rouen

Service SAMU et SMUR. Salle d’assistance de régulation.

CHU Rouen

Service des urgences.

CHU Rouen

Service pneumologie.

CHU Rouen

Service de chirurgie pédiatrique.

CHU Rouen

Service de chirurgie pédiatrique.

Ernest se met au bodybuilding

Le magazine Ernest publie le sujet Le bodybuilding, une sorte de liberté réalisé en compagnie du journaliste Simon Pittet dans son édition hiver 2014 spécial sport.

Ernest hiver 2014

Ernest hiver 2014

Ernest hiver 2014

L’union fait la force

Dix ans après avoir posé sa candidature, la Croatie devient le vingt-huitième Etat membre de l’Union européenne. Une décennie durant laquelle les gays ont profité de la volonté d’ouverture du pays et de la pression exercée par Bruxelles. Mais le pouvoir de nuisance des nationalistes et d’une Eglise conservatrice reste fort… Sujet à découvrir dans le magazine Têtu de juillet-août 2013 réalisé en collaboration avec le journaliste Julien Descalles.

Tomislav Ladisic et Ljubomir Mateljan, 30 ans, militant pour les droits des LGBT à Split

Tomislav Ladisic, 22 ans, étudiant en cinéma et Ljubomir Mateljan, 30 ans, designer, coordinateurs de l’association Rispet, militant pour les droits des LGBT à Split en Dalmatie (Croatie).

Edo Bulic et Gordan Duhacek

Edo Bulic, coordinateur de l’association LGBT Iskorak et Gordan Duhacek, journaliste culturel et militant LGBT, à Zagreb en Croatie.

Les sentinelles de la nuit

Service de nuit à l’hôpital de la Croix Saint-Simon à Paris (groupe hospitalier Diaconesses).

Service de nuit

Service de nuit

Service de nuit

Service de nuit

Service de nuit

Service de nuit

Service de nuit

Service de nuit

Rentrée à la Goutte-d’Or

Elève de l’école Saint Bernard – Sainte-Marie en plein cœur du quartier de la Goutte-d'Or à Paris.Elève de l’école Saint Bernard – Sainte-Marie en plein cœur du quartier de la Goutte-d'Or à Paris.

L’école Saint Bernard – Sainte-Marie est une petite école maternelle et primaire privée catholique sous contrat d’association située en plein cœur du quartier de la Goutte-d’Or à Paris. Elle accueille 275 enfants de 17 nationalités différentes dans 11 classes de la maternelle au CM2.

Le hameau du Bouvray

Le hameau du Bouvray est un « village-test » situé en bord de Seine à Orly. Le département du Val-de-Marne, la région Ile-de-France et l’Europe y financent des maisons en bois pour 17 familles roms. 75 personnes ont été choisies parmi des habitants de bidonvilles insalubres pour venir s’installer sur un terrain prêté par la mairie. Les familles accueillies s’engagent à scolariser leurs enfants. Le projet s’étend sur 3 années au terme desquelles les Roms devront avoir trouvé un travail et un logement.

Hameau du Bouvray

Des personnes qui ne font pas partie du programme mis en place viennent visiter des proches.

La famille Constantin prépare un barbecue.

La famille Constantin revient de la Seine où les enfants ont été se baigner.

Eva pose avec ses enfants Fabritio et Lorena.

Nelu, le doyen du lieu et ses petits-enfants : Lorena et Fabritio.

Marché international de Rungis

Marché international de Rungis

PC sécurité.

Un train de fruits et légumes venant de Perpignan arrive à Rungis et est déchargé aussitôt.

Secteur des produits carnésSecteur des produits carnés

Secteur des produits carnés.

Secteur produits de la mer.

Café Saint-Hubert au pavillon de la volaille.

Medjugorje, le Lourdes bosnien

Medjugorje est un hameau bosnien situé dans une région montagneuse frontalière de la Croatie. Devenu lieu de pèlerinage suite à des apparitions de la Vierge Marie en 1981, Medjugorje accueille désormais près de 2,3 millions de catholiques chaque année. Ces apparitions ne sont pas reconnues par la Vatican qui a mis en place en 2012 une commission d’enquête chargée de déterminer leur « réalité ». En attendant, les pèlerins continuent de gravir le mont Krizevac, l’un des passages obligés du pèlerinage.
Le village sans eau potable hier est devenu un véritable centre d’affaires religieuses. Dans l’église nouvellement construite, les messes se succèdent en près de seize langues tandis que le commerce est florissant : la capacité hôtelière explose et les boutiques de souvenirs se multiplient.

Medjugorje, le Lourdes bosnien.

Medjugorje, le Lourdes bosnien.

Medjugorje, le Lourdes bosnien.