Archives de catégorie : Mode

Ventilo, un vent de Californie

En ce matin d’hiver, Paris est drapé dans les derniers frimas ; mais au studio de création Ventilo, l’équipe est plongée dans l’été californien. Suspendus le long d’un mur bleu Klein, les hauts à motifs tropicaux, les cardigans orange et les robes rouges de la collection printemps-été constituent le colorama d’un coucher de soleil sur l’océan. L’effet carte postale est immédiat ! On s’imagine transportés sur la célèbre plage de Venice Beach (Los Angeles), contemplant les rouleaux du Pacifique se cassant sur le sable chaud… Suite

Texte. Hélène Brunet-Rivaillon pour le Parisien Magazine

Roseanna, en voilà des matières !

Depuis huit ans, Anne-Fleur Broudehoux et Roxane Thiéry imaginent une mode urbaine en mariant étoffes traditionnelles et textiles innovants.

Complices, Roxane Thiéry et Anne-Fleur Broudehoux, toutes deux 35 ans, inspectent les prototypes de la collection de l’hiver 2016 dans le grand appartement ensoleillé du 10e arrondissement de Paris qui abrite le studio, l’atelier et l’espace d’exposition de leur griffe, Roseanna. Originaires du Nord de la France, c’est lors « de vacances passées sur le littoral du Sud » que les deux amies font connaissance, il y a vingt ans. Quelques années après, Roxane est membre du studio de l’enseigne de prêt-à-porter Ba&sh et Anne-Fleur travaille au développement commercial de la maison de couture italienne Alberta Ferretti. Fortes de leurs expériences complémentaires, elles créent Roseanna, en accolant leurs deux surnoms. Huit ans plus tard, leur parcours est bluffant : 120 points de vente dans le monde (dont les grands magasins Le Bon Marché et Le Printemps) et de nombreuses comédiennes et musiciennes fans de leurs collections. Leur secret ? Tirer parti de leurs différences… Suite

Texte. Hélène Brunet-Rivaillon pour le Parisien Magazine

Saint James, la maille des marins

Saint-James

Les ateliers de l’entreprise à Saint-James, petit village de Basse-Normandie.

Fabienne Janvier se faufile, alerte, entre les allées de la fabrique, une pile de pull-overs dans une main, un téléphone dans l’autre, « pour garder le contact avec la direction ». Un peu timide, l’œil rieur, cette quadragénaire – vingt ans de maison – chapeaute l’atelier de confection, de la coupe à l’assemblage : une sacrée responsabilité au sein d’une entreprise qui commercialise ses collections dans plus de 900 points de vente, de Saint-Malo à Tokyo.
Si les novices prononcent « Saint James » à l’anglo-saxonne, les initiés parlent de « Saint Jâme », à la française, en référence à la commune de la Manche où l’entreprise est implantéée. Interrompant sa course, Fabienne saisit un pull rayé sur un établi pour en montrer la qualité : « Entre le tricotage et le produit fini, il y a quinze jours de travail pour dix-huit personnes. » Suite

Texte. Hélène Brunet-Rivaillon pour le Parisien Magazine

Balibaris, de films en aiguilles

A la tête de Balibaris, Paul Szczerba et Lisa Astorino s’inspirent des classiques du cinéma pour créer des vêtements masculins modernes et abordables.

A la table de leur bureau de style, dans des locaux fraîchement rénovés à deux pas de la place de la Concorde, à Paris, Paul Szczerba (28 ans) et Lisa Astorino (51 ans) font le point sur la collection de l’été 2015. Paul a créé Balibaris fin 2010, quelques mois après avoir obtenu son diplôme d’HEC, et dirige aujourd’hui une équipe de quatorze personnes. Lisa est directrice artistique de la griffe. Auparavant, elle a travaillé pour Saint Laurent, Emmanuelle Khanh ou encore Zadig & Voltaire… Suite

Texte. Hélène Brunet-Rivaillon pour le Parisien Magazine

Bonton, les couleurs de l’enfance

Depuis 2001, Irène et Thomas Cohen réveillent le vestiaire des bambins en plongeant les vêtements basiques dans un bain de coloris audacieux.

En juillet dernier, alors que les écoliers troquaient leur cartable contre un sac de voyage, les équipes d’Irène et Thomas Cohen, parents de trois enfants, préparaient leur collection de l’été 2015. Thomas, le seul homme d’une équipe de quinze personnes installée à Saint-Germain-des-Prés, à Paris, rappelle la répartition des rôles : « Irène supervise le bureau de style, j’assure les tâches financières et le développement de la marque. » Au poste de styliste, on trouve Justine, sa cousine. Chez les Cohen, entreprendre en famille est une tradition. « Notre projet est né quand nous travaillions pour Bonpoint, l’enseigne de mes beaux-parents », se souvient Irène.
En 2001, après avoir fait leurs classes sur les bancs de cette griffe pour enfants sages, le couple décide de voler de ses propres ailes en revisitant des basiques dans des coloris « rarement utilisés pour les tenues destinées aux petits ». Ils lancent Bonton et ses tonalités énergiques aux jolis noms : « vert tige », « rouge fessée »… Ce savoir-faire teinté d’humour a vite conquis les parents… Suite

Texte. Hélène Brunet-Rivaillon pour le Parisien Magazine

Sneakers story

L’évolution de la sneaker des années 60 à 2010 mise en scène et photographiée pour le magazine Azimut.

Sneakers story

mannequins : Lola et Basile – stylisme : Virginie Savona – retouche/graphisme : Christophe Hermellin – Studio 1001 Vues

La Maison Lejaby, sens dessus dessous

Derniers préparatifs de la collection capsule Léa Peckre pour Maison Lejaby dans les locaux de la marque de lingerie à Rillieux-la-Pape près de Lyon. Léa Peckre a dessiné une ligne de prêt-à-porter couture présentée lors de la Fashion Week 2014 à Paris.

Léa Peckre

Léa travaille les derniers dessins de sa collection en se basant sur un mannequin.

Léa Peckre

Dessins et photos de la collection.

Bellerose, le goût de Bruxelles

Atelier de la marque de vêtements belge Bellerose situé dans la commune de Dilbeek, près de Bruxelles. Patrick Van Heurck a fait construire un bâtiment contemporain de 3 000 mètres carrés où sont réunis les bureaux, le studio et une partie des stocks de la griffe de prêt-à-porter.

Bellerose

Bellerose

Bureau de style, dessin d’un manteau pour garçon.

Bellerose

Bellerose

Patrick van Heurck est responsable de la création et du style de la marque.

Arpin, un as de la filature

Dans un chalet savoyard, la filature Arpin fabrique depuis 1817 des draps de laine qui séduisent les grandes maisons de luxe.

Sur une veste de guide de Chamonix, une cape de berger, un pantalon knickers, destiné aux glaciers, comme sur chaque vêtement signé Arpin, le dernier bouton est en acier, et cousu avec un fil rouge porte-bonheur. Un détail inspiré d’une tradition locale, les montagnards ayant pour habitude de se transmettre de père en fils un bouton à coudre d’un vêtement à l’autre.
Personne n’incarne mieux cet esprit de continuité que Jacques, le responsable de l’atelier de filage. Appartenant à la 9e génération Arpin, il travaille chaque jour la laine en perpétuant les gestes de ses ancêtres. Il reçoit directement des éleveurs les ballots de toisons brutes dont il extrait, à la main, les cailloux et les brins de paille. Ensuite, il lave la laine pour la débarrasser du suint qui lui donne son odeur d’animal, puis étale les toisons propres sur le plancher du grenier. Le vent traversant les séche en quelques jours… Suite

Texte. Mathieu Labonde pour le Parisien Magazine

Arpin

Arpin

Arpin

Arpin

Arpin

Arpin