Archives de catégorie : Economie

Bellerose, le goût de Bruxelles

Atelier de la marque de vêtements belge Bellerose situé dans la commune de Dilbeek, près de Bruxelles. Patrick Van Heurck a fait construire un bâtiment contemporain de 3 000 mètres carrés où sont réunis les bureaux, le studio et une partie des stocks de la griffe de prêt-à-porter.

Bellerose

Bellerose

Bureau de style, dessin d’un manteau pour garçon.

Bellerose

Bellerose

Patrick van Heurck est responsable de la création et du style de la marque.

Arpin, un as de la filature

Dans un chalet savoyard, la filature Arpin fabrique depuis 1817 des draps de laine qui séduisent les grandes maisons de luxe.

Sur une veste de guide de Chamonix, une cape de berger, un pantalon knickers, destiné aux glaciers, comme sur chaque vêtement signé Arpin, le dernier bouton est en acier, et cousu avec un fil rouge porte-bonheur. Un détail inspiré d’une tradition locale, les montagnards ayant pour habitude de se transmettre de père en fils un bouton à coudre d’un vêtement à l’autre.
Personne n’incarne mieux cet esprit de continuité que Jacques, le responsable de l’atelier de filage. Appartenant à la 9e génération Arpin, il travaille chaque jour la laine en perpétuant les gestes de ses ancêtres. Il reçoit directement des éleveurs les ballots de toisons brutes dont il extrait, à la main, les cailloux et les brins de paille. Ensuite, il lave la laine pour la débarrasser du suint qui lui donne son odeur d’animal, puis étale les toisons propres sur le plancher du grenier. Le vent traversant les séche en quelques jours… Suite

Texte. Mathieu Labonde pour le Parisien Magazine

Arpin

Arpin

Arpin

Arpin

Arpin

Arpin

La laine du Boischaut

Dans le centre de la France, une chaîne courte de production a été mise en place pour créer une laine à tricoter naturelle et de qualité : la laine du Boischaut.
Issue d’un élevage de mouton dans le Cher, la laine est lavée dans l’Allier voisin puis filée en Creuse. Un triangle d’or sur trois départements qui permet de valoriser un produit en milieu rural sur un périmètre restreint.

La laine du Boischaut

Un élevage mené en agriculture biologique

L’élevage de moutons qui fournit la laine est implanté à la ferme de Maison Rouge, à Vesdun, petit village du Boischaut. Au coeur d’un paysage de bocage, Jean Paul Chauvelot élève un troupeau de 400 brebis charollaises en agriculture biologique. La viande est la première activité de cet agriculteur, la laine vient en appoint.

Une laine de moins en moins rentable

Chaque année, Jean Paul fait tondre ses moutons et revend la laine à un grossiste. En 2008, l’éleveur s’inquiète de la chute du cours de la laine, le prix au kilo (35 centimes à l’époque) ne permettant même pas de récupérer le coût de la tonte (environ un euros cinquante par tête pour 2 kilos de laine en moyenne). Claire Salin, sa belle-fille, va alors avoir l’idée de valoriser elle-même ce produit.

La laine du Boischaut
 
L’idée de la valorisation

Issue de l’école Boulle, cette jeune femme a créé à Vesdun la « Manufacture », un atelier de création en mobilier et sculpture. Elle s’intéresse à ce nouveau matériau et comprend très vite l’intérêt de proposer une laine « de pays », produite dans des conditions respectueuses de l’environnement. Elle propose à Jean Paul de trier sa laine et de lui en racheter une petite quantité de la meilleure qualité possible, le reste partant chez le grossiste. Elle suit en compagnie de Jean Paul une formation pour apprendre à trier la laine et appréhender les techniques d’élevages adaptés à cette production grâce à une association basée dans le Limousin.

La tonte des moutons

La tonte des brebis a lieu début juillet tandis que les agneaux sont tondus en fin d’été. Une brebis de 60 kilos tondue donne 2 kilos de laine en moyenne. Le tondeur porte des chaussons adaptés. Il tond environ 150 moutons par jour à l’aide d’une tondeuse électrique et est payé un euro cinquante par tête. Il peut blesser l’animal avec son appareil et doit donc être très précis. Au terme des tontes, la laine sélectionnée représente en moyenne 200 kilos sur l’année.

L’étape cruciale du tri

L’étape du tri est cruciale pour obtenir un produit intéressant. Lors de la tonte, la laine est triée afin de ne conserver que la meilleure qualité. Trop fin, le fil manque de résistance. Pas assez fin, il manque de douceur. Seul un œil averti peut dissocier les qualités de fil. La couleur est aussi très importante, il faut que la laine ne soit pas trop jaune. Durant la tonte des moutons, Claire installe les toisons sur une table de tri et les inspecte. Elle sélectionne la meilleure laine, qui lui garantira un bon résultat une fois lavée et filée.

Laine du Boischaut
 

L’une des dernières entreprises de lavage de laine en France

Une fois triée, cette laine est rangée dans des ballots afin d’être acheminée à Souvigny, près de Moulins dans l’Allier, pour être lavée par l’entreprise « Lavage de laine de Souvigny », une des toutes dernières entreprises de lavage de laine en France. Cette structure permet de laver des lots de petites quantités. Le lavage se fait sans produit chimique, à l’eau chaude avec un savon biodégradable dans des machines vieilles d’un demi-siècle. Naturellement grasses, les toisons retiennent poussières et débris végétaux. La laine brute est lavée en cinq phases : le trempage, le dégraissage, le lavage, le rinçage puis le sèchage. Une fois débarrassée du suint des moutons et des crasses, la laine est compactée et conduite à Rougnat dans la Creuse pour y être filée. 200 kilos de laine tondue donnent 100 kilos de laine lavée.

Laine du Boischaut
 
La filature de Rougnat

La Creuse est un département dans lequel la tradition de la production de laine est encore vive. La filature Fonty en est l’une des représentantes. Sensible aux initiatives locales, l’entreprise favorise l’utilisation des matières naturelles. La laine est décompactée grâce à un sytème à air comprimé puis mélangée à des huiles essentielles et un adoucissant. Aucun additif n’est ajouté lors de la transformation : pas de blanchiment ni de teinture. Elle passe ensuite dans la carde : des tambours garnis de très fines pointes d’acier, tournant à grande vitesse, qui divisent et parallélisent les fibres de laine et retiennent les impuretés végétales. Elle est ensuite filée. L’opération consiste en étirages successifs par les métiers à filer. Le fil subit une torsion et est retordu avec plusieurs autres fils, afin de le rendre plus solide et surtout plus régulier. Assemblé en écheveaux, le fil est alors rangé en pelotes et conditionné. Le résultat se présente sous forme de jolies pelotes de laine de couleur naturelle (à 3 ou 4 fils) de 50 grammes. Les 100 kilos de laine lavés sont ainsi transformés en 1800 pelotes grâce au savoir faire des 18 employés de la filature.

Laine du Boischaut
 
Les pelotes de laine du Boischaut

Les pelotes sont vendues à « la Manufacture », l’atelier de Claire Salin à Vesdun. Claire fabrique même des aiguilles à tricoter en bois pour accompagner ce produit. Elle expose la laine sur les marchés où les adeptes du tricot découvrent cette « laine de pays » de qualité, rustique et non traitée.

Laine du Boischaut
 

Valoriser un produit local avec une filière de qualité

Cette laine du Boischaut est le résultat d’une filière de qualité mise en place par Claire qui souhaitait valoriser un produit dont les cours chutent chaque année. Elle a trouvé des entreprises à l’écoute de sa demande, permettant cette production locale en petite quantité mais de qualité et née en milieu rural. Toutes les opérations ont lieu à moins de 80 kilomètres de Vesdun. Claire achète deux euros le kilo de laine à Jean-Paul alors que le cours en 2013 est de 80 centimes.

L’éleveur Jean Paul Chauvelot est donc très satisfait de cette nouvelle façon de valoriser la laine de ses moutons et voit dans cette laine du Boischaut « un bel exemple de ce que devrait être l’agriculture aujourd’hui en France : une agriculture paysanne, à échelle humaine, qui s’adapte et s’intègre dans l’espace et la société de manière pérenne à la différence de l’agriculture dite productiviste. »

Avis de tempête sur les chantiers navals

Chantier naval en Croatie

Chantier de construction navale Uljanik à Pula (Croatie).

C’était l’une des conditions d’adhésion de la Croatie à l’Union européenne, qui est devenu le 28ème Etat-membre le 1er juillet 2013 : restructurer ses chantiers navals afin de réduire la capacité totale de production et d’en finir avec des subventions publiques faussant la concurrence. Pour satisfaire aux exigences de Bruxelles, quatre des six sites du pays ont donc été mis en vente. « C’est un vrai ultimatum de la part de l’Europe et du gouvernement : au 1er juillet, c’est soit la privatisation, soit la liquidation témoigne, amer, Dino Sverko, président du syndicat du chantier Uljanik, à Pula. C’est un prix lourd à payer pour sauver notre tradition. » Sur le littoral adriatique, la construction maritime reste un fleuron de l’industrie nationale, représentant près de 5% du PIB et 11% des exportations croates. Et surtout plus de 10 000 emplois directs et près de 25 000 chez les fournisseurs d’équipements et de matières premières. Mais c’est aussi un secteur sous perfusion, coûtant près de 180 millions d’euros par an à l’Etat et subissant de plein fouet la concurrence asiatique (Corée du sud, Viêt-Nam, Chine…), avec des pertes accumulées estimées à 1,37 milliard d’euros. Pour l’heure, deux des quatre chantiers mis en vente, Brodosplit et Brodotrogir, ont d’ores et déjà trouvé preneurs, tandis que celui de Kraljevica, vieux de 300 ans, a dû fermer ses portes l’an dernier. Quant au dernier, le 3M Maj de Rijeka, il aspire à être repris par Uljanik. « A la fois par solidarité pour notre voisin d’Istrie, mais aussi par intérêt commercial, pour pouvoir accueillir des navires plus grands », explicite Dino Sverko. Mais là encore, la transition ne se fera pas sans casse : le projet prévoit la suppression de 500 des 2300 postes actuels.

Texte : Julien Descalles
Photos : Joseph Melin

Chantier naval en Croatie

Cela fait partie du folklore d’Uljanik : afin de faciliter les trajets d’un atelier à l’autre, chaque employé dispose de sa propre bicyclette.

Chantier naval en Croatie

Chantier de construction navale Brodosplit à Split (Croatie). Ivica Vukucic, ouvrier à la découpe d’acier depuis 11 ans à Brodosplit.

Chantier naval en Croatie

Avec ses 56 Ha et ses trois docks de construction, le chantier peut accueillir des projets aux dimensions les plus démesurés, soit des bateaux de près de 300m de longueur, contre seulement 150 à Pula. Reste alors à défier la gravité pour assurer le transport de pièces pesant jusqu’à 30 tonnes.

Chantier naval en Croatie

Assemblage d’un porte-conteneurs.

Chantier naval en Croatie

Depuis le moulage des pièces de moteurs au pavillon de fonderie jusqu’à la livraison finale du navire, une année aura passé.

Fruits & Compagnie

Fruits & Compagnie est une entreprise arboricole composée de deux domaines basés à Nîmes et Sisteron. Elle produit, conditionne et commercialise principalement des pêches, abricots, pommes et poires.

Fruits & Compagnie

Fruits & Compagnie

L’industrie du verre

Arc International est une société française de production de produits arts de la table, située à Arques (Pas-de-Calais). Cette société fabrique du verre en utilisant trois procédés techniques : le pressé, le soufflé et le centrifugé. Le verre naît de la fusion à plus de 1300° C d’un mélange de sable, de soude, de chaux, et de groisil (verre concassé).

Arc International

Arc International

Arc International

Arc International

Marché international de Rungis

Marché international de Rungis

PC sécurité.

Un train de fruits et légumes venant de Perpignan arrive à Rungis et est déchargé aussitôt.

Secteur des produits carnésSecteur des produits carnés

Secteur des produits carnés.

Secteur produits de la mer.

Café Saint-Hubert au pavillon de la volaille.

Sous les pavés de la piscine

Un technicien de l’entreprise Cofely vérifie les installations de chauffage et de filtration de l’espace aquatique de Saint-Médard-en-Jalles (Gironde).


La piscine de Saint-Médard-en-Jalles fonctionne avec une chaufferie biomasse et requiert de nombreuses compétences pour les techniciens responsables de site : la biomasse (combustion bois), le gaz qui vient en secours en cas de panne et le solaire qui complète l’installation évitant le rejet de plusieurs centaines de tonnes de CO2 par an.

La forêt de Tronçais

L’étang de Saint-Bonnet en forêt de Tronçais s’étend sur 44 hectares.


La forêt de Tronçais est une forêt domaniale réputée pour ses arbres remarquables réunis dans la futaie Colbert. Elle est située en Bourbonnais, dans le département de l’Allier. De nombreux cognacs et vins de Bordeaux sont conservés dans des tonneaux en chêne issus de cette forêt.

Une usine au silence

Un délégué syndical arpente les travées du site de la Siac à Auby (Nord-Pas-de-Calais).


L’usine, spécialisée en métallurgie, est désormais fermée à cause d’une baisse d’activité. Elle fabriquait depuis dix ans des cabines de tracteurs et employait 140 salariés.